
Ouverture de la mine de zinc et de plomb d’Amizour et Tala Hamza : c’est imminent !
Le développement de ces grands projets miniers intégrés témoigne de la volonté de l’Algérie de tirer parti de ses ressources naturelles pour stimuler son économie, créer de l’emploi, et consolider son indépendance stratégique dans le secteur minier.
Les travaux préparatoires pour l’aménagement de l’accès à la mine de zinc et de plomb, située dans les communes d’Amizour et de Tala Hamza, ont été officiellement lancés mardi dernier. Cet événement a été marqué par la présence du wali de Béjaïa, Kamel Eddine Kerbouche, accompagné du Directeur général du groupe Sonarem, Reda Belhadj, et du Directeur général de l’Entreprise nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles (ENOF), Fateh Dhrifi. Ce lancement intervient suite aux instructions des autorités supérieures, après la finalisation des procédures administratives, la levée des contraintes et la mise en place des dispositifs nécessaires pour débuter l’exploitation de cette mine.
Le wali a souligné que cette étape s’inscrit dans une démarche stratégique visant à valoriser les ressources minières nationales, tout en créant des opportunités économiques et des emplois pour la jeunesse de la région. Il a également indiqué que l’Etat poursuivait l’opération d’indemnisation des propriétaires terriens, un processus essentiel pour la concrétisation de ce projet, considéré comme «important et stratégique». La wilaya de Bejaïa s’engage ainsi à assurer un suivi rigoureux pour respecter les délais et garantir la conformité aux normes techniques.
Reda Belhadj, pour sa part, a confirmé que le projet de la mine de zinc et de plomb d’Amizour et de Tala Hamza est «l’un des projets stratégiques majeurs du secteur minier en Algérie», en raison de ses dimensions économiques et de développement». Il prévoit l’extraction d’au moins 170 000 tonnes de zinc par an et 30 000 tonnes de plomb, ce qui contribuera significativement à la valorisation des ressources minières du pays et à renforcer sa souveraineté économique. Selon lui, «ce projet est également une source importante d’emplois pour la jeunesse locale, soutenant ainsi la dynamique économique de la région». La réalisation de ce projet nécessite un suivi strict pour respecter le calendrier et assurer la qualité selon les normes en vigueur.
Fateh Dhrifi a, quant à lui, souligné que cette mine figure parmi les plus importantes au monde, en raison de l’ampleur de ses réserves et de son importance économique. Il a insisté sur le fait que ce projet «revêt une importance majeure pour le pays», soulignant la nécessité de son développement dans le cadre d’une stratégie nationale de valorisation des ressources minières.
Il est important de rappeler que ces initiatives s’inscrivent dans une vision plus large de développement minier en Algérie, où le gouvernement a également lancé d’autres grands projets intégrés. Parmi eux, Gara Djebilet, un gisement de fer de grande envergure, et Bled El Hedba, un gisement de phosphate, qui constituent d’autres piliers de cette stratégie de valorisation des ressources naturelles. Ces projets visent à renforcer la souveraineté économique nationale, à diversifier le tissu industriel, et à créer des opportunités d’emploi pour la population locale.
Le président de la République a souligné lors du Conseil des ministres de janvier dernier l’importance de ces initiatives, insistant sur «l’impératif de lancer ce projet économique prometteur en mars 2026». Il a évoqué les opportunités d’emploi et les retombées économiques importantes pour la région et le pays tout entier. La coordination autour de ces projets est également renforcée, comme en témoigne la réunion de la semaine dernière présidée par le wali de Béjaïa, consacrée à la finalisation des dernières dispositions avant le lancement officiel de l’exploitation de la mine.
Le développement de ces grands projets miniers intégrés témoigne de la volonté de l’Algérie de tirer parti de ses ressources naturelles pour stimuler son économie, créer de l’emploi, et consolider son indépendance stratégique dans le secteur minier. Ces efforts montrent aussi la détermination de l’État à concrétiser ses ambitions dans un secteur clé pour le futur du pays.
Yahia Bourit



