EDITO

Silence et complicité

L’ outrecuidance de l’entité sioniste n’ a pas de limites. Ainsi et au lieu de reconnaître sa responsabilité totale dans la dégradation de la vie de millions de personnes à Ghaza, elle a osé ce mercredi une menace claire contre l’ONU, lui exigeant le retrait du rapport sur lequel elle s’est basée pour déclarer la famine à Ghaza,
Une famine qui a déjà tué quelque 400 Palestiniens, dont la majorité sont des enfants, et qui menace des milliers d’autres face à l’entêtement du gouvernement extrémiste du criminel Netanyahou, qui a instauré un blocus total à toute entrée d’aide humanitaire. Philippe Lazzarini, commissaire de l’Unrwa a, lui, dressé un tableau très détaillé sur cette situation dramatique, indiquant que “ la faim menace tous les habitants de Ghaza d’une mort lente et silencieuse”
L’armée sioniste, comme l’a souligné le responsable onusien, s’en prend à toute la population et personne n’est à l’abri. “Hôpitaux, écoles, abris et habitations sont bombardés jour après jour. Soignants, journalistes et travailleurs humanitaires ont été tués à une échelle jamais vue dans aucun autre conflit de l”histoire récente».
Des tueries de masse et une guerre génocidaire dont la finalité est d’exterminer tout un peuple et de le forcer à quitter son pays et ses terres, dans la plus horrible déportation de ce siècle. Fort du soutien de ses alliés, en premier desquels viennent les Etats Unis, l’entité sioniste est bien décidée d’aller vers ce qui est sa solution finale.
Face à cela, le silence de la communauté internationale est assourdissant, et l’inaction du Conseil de sécurité n’est plus tolérable. Et c’est ce qu’a tenu à souligner l’Algérie à travers son représentant permanent auprès des Nations unies, Amar Bendjama, qui a indiqué que le Conseil de sécurité doit agir pour “imposer un cessez-le-feu afin de protéger et sauver des vies innocentes. Il doit agir pour garantir l”accès de l’aide humanitaire à Ghaza sans entraves, pour nourrir ceux qui ont faim et mettre un terme à la famine», martelant qu’»échouer à stopper la famine, c’est être complice, attendre c’est accepter la honte. Arrêter un génocide n’est pas une option, c’est une obligation”.
Le monde est mis devant ses responsabilités et les hésitations et les silences ne sont plus de mise devant une situation qui empire chaque jour davantage. Car ce silence n’est rien d’autre qu’une complicité devant un génocide qui n’a que trop duré.

Par Abdelmadjid Blidi

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