
Un texte tourné vers l’investissement et le social : le président de la République signe la loi de Finances 2026
La loi comprend des mesures claires pour lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale, ainsi que des mesures à caractère social destinées aux catégories vulnérables, dont l’augmentation du SNMG et la promotion de 11 circonscriptions administratives en wilayas à part entière.
Le président de la République a signé, hier, la loi de Finances de l’année 2026,avant la réunion du Conseil des ministres. . La cérémonie de signature a eu lieu au siège de la Présidence de la République, en présence des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’Etat. A l’issue de la cérémonie de signature, une photo-souvenir a été prise avec le président de la République. Il faut savoir que cette loi, qui comprend des dépenses budgétaires record dépassant 17.000 milliards de DA (135 milliards de dollars), s’inscrit dans la politique de développement du président de la République.
La loi de finances occupe une place stratégique dans l’arsenal juridique de l’Etat, en tant que cadre essentiel pour réguler les équilibres de la politique socioéconomique nationale, les mécanismes de réalisation des grands équilibres, mais aussi la maîtrise du déficit, l’utilisation des instruments de financement, la rationalisation des deniers publics pour préserver la stabilité économique, maintenir les transferts sociaux et protéger le pouvoir d’achat.
L’adoption de ce texte par la représentation parlementaire, APN et Conseil de la nation, marque le début de sa concrétisation par les institutions économiques, sociales et financières sur le terrain.
La loi comprend des mesures claires pour lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale, ainsi que des mesures à caractère social destinées aux catégories vulnérables, dont l’augmentation du SNMG et la promotion de 11 circonscriptions administratives en wilayas à part entière. Cela est de nature à renforcer le développement local et rapprocher l’administration du citoyen.
Le nouveau texte de loi a été élaboré sur la base d’un prix référentiel du baril du pétrole de 60 dollars, et de 70 dollars pour le prix estimatif de marché du baril. Les recettes pétrolières inscrites au budget devraient atteindre 2697,9 mds DA en 2026. Concernant le taux de croissance économique, il est prévu qu’il atteigne 4,1% l’année prochaine, avant de s’élever à 4,4% en 2027 puis à 4,5% en 2028, selon le ministre des Finances, lors de la présentation du texte législatif devant le Parlement. Ce texte intervient dans un contexte économique mondial marqué par des prévisions de croissance autour de 3 % en 2025 et 2026, ainsi que par des projections de baisse des prix du pétrole, avait-il ajouté. Le ministre a souligné que les résultats enregistrés durant le premier semestre de l’année en cours permettent de prévoir la poursuite de la tendance positive de l’économie nationale, notamment les secteurs hors hydrocarbures, qui ont affiché une croissance «“significative». Aussi, les estimations de la croissance économique pour 2026 prennent en compte l’évolution de la situation économique nationale et internationale, notamment les résultats attendus des secteurs hors hydrocarbures. S’agissant du volet législatif, le texte prévoit une série de mesures visant à protéger le pouvoir d’achat des citoyens, à soutenir l’économie et à encourager l’investissement.
Le texte comprend plusieurs nouvelles dispositions fiscales, parmi lesquelles une mesure relative aux créances dues par les commerçants et non réglées dans les délais, afin d’encourager les commerçants et chefs d’entreprises à régulariser leur situation vis-à-vis de l’administration fiscale. Il s’agit également, avait annoncé le ministre, de dispositions relatives aux relations entre le Trésor public et la Banque d’Algérie, dans le cadre de l’application de la loi monétaire et bancaire.
Nadera Belkacemi



