
Tenue à Alger de la 2e session de la commission interministérielle sur la mémoire environnementale
Dans son allocution d’ouverture de la rencontre, coïncidant avec le 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de Novembre 1954 et s’inscrivant dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du projet de la mémoire environnementale coloniale, la ministre a souligné que le projet de la mémoire environnementale vise ⟪ à documenter les crimes coloniaux français qui n’ont épargné ni la nature ni l’être humain, en s’appuyant sur des preuves scientifiques et des témoignages historiques révélant les dommages causés par les armes chimiques, les explosions nucléaires, les mines et la politique de la terre brulée sur les écosystèmes nationaux ⟫.
Lors de la rencontre qui s’est déroulée, en présence du recteur de Djamaâ El-Djazaïr, cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini , Mme Krikou a passé en revue les résultats périodiques des analyses de laboratoire réalisées sur plusieurs sites touchés sur le plan environnemental, afin de déterminer la nature des dommages et de documenter leurs impacts d’une manière scientifique, notamment les dommages causés par les bombes au napalm qui ont détruit le couvert végétal et provoqué un déséquilibre écologique.
Elle a ajouté que ⟪ ces travaux participent d’une démarche nationale visant à préparer un dossier scientifique et historique documenté pour prouver les violations coloniales contre l’environnement et les écosystèmes et mettre en évidence la responsabilité coloniale, en se référant aux chartes et conventions internationales sur la protection de l’environnement ⟫.



