Gestion des projets d’aménagement du réseau routier urbain sur le long terme
Selon bon nombre de commentateurs sur les réseaux sociaux, la mise en service tant attendue de la nouvelle trémie du rond point de la Pépinière n’aurait pas eu tout l’impact escompté et espéré par les automobilistes oranais qui signalent, photos à l’appui, des bouchons et des encombrements du trafic routier sur ce croisement à multiples voies à l’entrée et sortie à l’est de la ville.
Beaucoup pensaient en effet que cette trémie allait mettre fin aux pénibles désagréments de la circulation encombrée en assurant en cet endroit une grande fluidité du trafic. Il se trouve que le tunnel de trémie réalisé a permis surtout d’améliorer quelque peu le flux de passage des véhicules empruntant la RN 11, l’autoroute de liaison entre Oran, Arzew et Mostaganem.
Ce qui a eu pour effet de gonfler le volume du trafic routier sur les ronds points en amont, celui d’El Morchid et celui des trois cliniques. Mais en surface, sur le rond-point de la Pépinière, les automobilistes venant de toutes des autres directions ont bien du mal à se frayer un passage pour emprunter l’un des autres trajets accessibles à partir de ce rond-point.
Des axes routiers très fréquentés, menant vers différentes zones urbaines, telles que El Akid, Hai Sabah, El Yasmine, le boulevard des Lions, l’USTO ou encore Bir El Djir. Des observateurs avisés estiment qu’il est urgent et nécessaire de réfléchir à la mise en œuvre d’un plan global de circulation et d’aménagement d’infrastructures permettant de désengorger la circulation sur toute cette région Est de la grande ville qui connaît depuis des années une croissance démographique, économique et urbaine sans précédent. Ce qui a forcément généré une très forte augmentation du parc de véhicules en circulation, notamment sur cette zone Est à l’’entrée et sortie de la grande ville. La route nationale N°11 allant vers Mostaganem dessert également plusieurs grandes localités, notamment Gdyel, Arzew et Béthioua.
Face à cette situation de saturation avancée du réseau routier, les «mauvaises langues locales» s’empressent de pointer du doigt et de dénoncer l’ancien mode de gestion du territoire oranais qui a été, des décennies durant, malmené par des tâtonnements et «des improvisations aussi médiocres que coûteuses».
A défaut de réflexion et d’études rigoureuses de l’évolution de la croissance urbaine à long terme, d’anciens responsables et gestionnaires locaux ne pouvaient que se précipiter dans des solutions de replâtrage en matière de développement du réseau routier de transport et de circulation. Après «la politique simpliste des rond-points» à tous les croisements d’axes routiers importants, Oran allait connaître les premières trémies réalisées sans trop se préoccuper des impacts à moyen et à long terme sur les flux de circulation en amont et en aval.
On se souvient par exemple que bien avant la réalisation de la nouvelle pénétrante au port d’Oran longeant la frange marine, un échangeur autoroutier a été réalisé au rond point «El Bahia», accentuant la pression du flux de circulation au niveau du rond-point de la cité Djamel qui allait connaître ensuite la réalisation d’une trémie, toujours encombrée par le trafic croissant de véhicules et de poids lourds allant vers le port.
On a appris en début de semaine qu’un projet de nouvelle trémie serait envisagé au niveau du rond point El Morchid afin de fluidifier la circulation sur l’axe routier allant au rond point des HLM et au centre ville. Cette approche forcée de l’aménagement du réseau routier urbain par des ronds points et des trémies n’est que la conséquence des renoncements des retards et des déficits jadis cumulés par un ancien système de gouvernance locale gangréné il faut bien l’admettre par le laxisme et l’incompétence.
Par S.Benali