Extrême droite, les parrains de l’ascension
Une certaine presse française mène depuis plusieurs mois une campagne de dénigrement acharnée et quasi systématique contre l’immigration et des pays qui ont défendu, sans plier, leur honneur et leur liberté et indépendance, malgré les multiples désinformations et aussi chantage exercé par l’ancienne force coloniale.
L’Algérie vient en premier de cette liste, à cause d’abord du lourd héritage de l’histoire, mais aussi de tout ce mouvement raciste de plus en plus fort en France.
La montée de l’extrême droite n’est pas uniquement le résultat du travail des partis politiques à l’image du Rassemblement national, de Reconquête, de Debout la France, Union des droites de la République de Ciotti et les mêmes formations politiques du même acabit. Il serait naïf de croire cela, car il s’agit de toute une mouvance raciste, financière, médiatique, littéraire, culturelle, philosophique et associative. Dans la France d’aujourd’hui la haine de l’autre se partage à plusieurs niveaux.
Chacune de ces mouvance d’extrême droite est représentée par un nom et un visage, qui désormais ne se cachent plus. Les Le Pen, Bardella, Retailleau, Zemmour, Khnafo, et j’en passe, en sont le visage politique. Pierre Édouard Stérin, le visage financier. Vincent Bolloré le visage médiatique, les philosophes Bernard Henri Lévy, Michel Offray,Alain Finkielkraut qui tout en se disant pour la plupart de gauche, alimentent au fond la même haine de l’étranger en France, défendent les thèses sionistes et font désormais de l’Arabe et du musulman l’ennemi et le bouc émissaire qui remplace le juif persécuté le siècle dernier par les nazis et les fascistes.
Tous ces personnages de la faschosphere ont pour doctrine de ressourcement les thèses extrémistes de l’Algérie française, l’opposition à l’immigration, la défense de la préférence nationale, les thèses populistes, la profondeur de la judéo chrétienté de la France et la suprématie de l’homme blanc.
Et pour se donner une certaine crédibilité dans leurs thèses racistes, notamment dans leurs attaques contre l’Algérie, ces mouvements dégainent systématiquement l’Arabe de service, à l’image de Boualem Sansal et ses semblables qui font partie de la croisade de l’algérophobie. D’ailleurs on aura remarqué que les grands soutiens de Sansal quand il était en prison en Algérie, c’étaient Le Pen, Bardella et Retailleau ou Zemmour.
La France est en train de basculer dans l’extrême droite et en cela elle bénéficie de l’appui inconditionnel
de l’empire médiatique du milliardaire Bolloré où CNews, Europe 1, le JDD font un grand travail de sape. A celà, il ne faut pas oublier le rôle central qu’est en train de jouer un titre comme le Figaro qui dans chacun de ses numéros cible l’Algérie en assénant des contre vérités sur la liberté des cultes, l’indépendance de la justice et d’autres critiques fabriquées de toutes pièces.
La France a au fond perdu tous ses idéaux et ses lumières et sombre chaque jour davantage dans les méandres du racisme et de la xénophobie.
Par Abdelmadjid Blidi