Oran Aujourd'hui

Des projets devant être livrés en 2025 toujours en attente de réception

L’année 2025 s’est achevée avec la mort de deux personnes suite à l’effondrement du plafond d’une chambre d’un vieil immeuble du quartier de M’dina J’dida. Deux victimes, dont l’une âgée à peine de 2 ans, frappées à leur tour par la tragique fatalité de la fragilisation et de l’effritement du vieux bâti à travers les anciens quartiers.
Selon des témoins sur place lors de l’effondrement de ce plafond situé au quatrième et dernier étage de l’immeuble, la scène ressemblait à un film-catastrophe sur un tremblement de terre mobilisant les services de protection civile avec plusieurs ambulances, des camions de sauvetage, une échelle mécanique, et des équipes de reconnaissance, d’intervention en zone difficiles ainsi qu’une équipe cynotechnique.
Selon des observateurs avertis, la terrasse du vieux bâtiment, déjà vieille et fragile, a fini par céder à l’accumulation des eaux pluviales en raison de l’absence de maintenance des conduites d’évacuation. Un problème de maintenance urbaine qui depuis des décennies ne cesse de pénaliser le patrimoine bâti de la ville, notamment dans les vieux quartiers.
Selon bon nombre de commentateurs, l’année 2026 annoncée risque fort de ressembler aux années écoulées souvent marquées par des annonces et des promesses compromises par des aléas et des contraintes diverses liées aux politiques locales de gestion des affaires publiques. Il est vrai que plusieurs opérations et grands projets de développement devant être lancés ou livrés durant l’année 2025 écoulée restent encore en attente. On peut notamment citer sur ce registre le projet de réhabilitation du siège historique de l’APC d’Oran.
Un projet déclaré achevé mais qui n’a pas encore été réceptionné en raison des «essais techniques des réseaux d’alimentation en électricité et en gaz de ville devant être effectués avant de livrer le projet». Il faut souligner que ces travaux de restauration de l’Hôtel de Ville ont été lancés et relancés depuis plusieurs années. D’autres projets importants ont également fait l’objet d’annonce de reprise imminente après la levée de décisions de gel motivée par une conjoncture financière défavorable. Les travaux d’extension des lignes de tramway vers les zones urbaines à l’Est de la ville et vers l’aéroport devaient être lancés en juillet 2025 selon les annonces de l’ancien wali en poste. Il en est de même pour d’autres opérations dites en «voie d’achèvement» depuis longtemps mais qui restent à ce jour en attente.
Comme par exemple le grand parc d’attraction, l’aménagement paysager au sommet du Murdjajo, la connexion de Tafraoui au grand réservoir d’eau potable, la liaison de la zone industrielle au réseau routier national, l’aménagement touristique de la frange marine et de la façade maritime, la restauration de certains monuments historiques tels que la Palais du Bey et la mosquée du Pacha, sans parler des plus vieux projets dont la réhabilitation du vieux quartier de Sidi El Houari, la restructuration des zones des Planteurs, Ras el Ain et Derb, et de façon générale l’aménagement et l’embellissement de bon nombre de sites urbains tels que la rue et le marché des Aurès, ex-La Bastille, en attente d’intervention depuis déjà près de trente ans…

Par S.Benali

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