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Justice : Boudjemaa souligne l’importance de la formation continue des magistrats et des avocats

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa a souligné mercredi à Tébessa l’importance d’une formation continue pour les magistrats et les avocats afin qu’ils puissent suivre les profondes mutations que connaît le système judiciaire et législatif.

Le ministre qui s’enquérait, au second jour de sa visite de travail à Tébessa, du fonctionnement de l’activité judiciaire, et après une rencontre avec les juges, les fonctionnaires, les auxiliaires de justice, les agents judiciaires et les avocats, a indiqué que la formation continue des juges et des avocats leur permet de «mieux maîtriser et de se familiariser avec le Code pénal, le Code de procédure pénale, les lois relatives à l’investissement et à la lutte contre la corruption», ce qui contribue, par conséquent, au renforcement de l’Etat de droit et à l’amélioration de l’efficacité des services judiciaires.
M. Boudjemaa a ajouté, au siège de la Cour de justice de Tébessa, lors d’un échange avec des avocats, que ces derniers doivent se spécialiser et se former, notamment en droit commercial international, ainsi que dans les litiges liés à l’investissement et dans les crimes économiques transfrontaliers, afin que les institutions de l’Etat puissent faire appel à eux dans certains litiges nécessitant un arbitrage international pour éviter le recours à des bureaux étrangers.
Le ministre a également souligné qu’une formation continue en matière de numérisation permet de «maîtriser les nouvelles technologies, telles que le procès à distance et la signature électronique» et «prépare les juges et les avocats à traiter des crimes électroniques complexes qui nécessitent des compétences techniques en plus des connaissances juridiques».
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, après avoir écouté un exposé détaillant sur le bilan de la Cour de Tébessa et des tribunaux qui lui sont rattachés, durant l’année 2025 et les quatre premiers mois de l’année en cours, a souligné que les instances judiciaires «doivent passer à une justice réconciliatrice et traiter les affaires simples par la conciliation», permettant ainsi aux juges de traiter les affaires ayant un impact plus important et qui nécessitent, pour leur résolution, davantage d’efforts et de temps.
Lors de la pose de la première pierre du siège du tribunal administratif de Tébessa, M. Boudjemaa a insisté sur l’accélération du rythme de réalisation de cette structure judiciaire et de la livrer dans «les plus brefs délais» tout en respectant les normes de qualité en matière d’exécution.
Pour rappel, le ministre de la Justice, garde des Sceaux avait entamé la veille (mardi) sa visite d’inspection et de travail dans la wilaya de Tébessa où il avait présidé l’ouverture d’un Colloque national sur les «nouvelles dispositions du Code de procédure pénale», organisé par l’Ordre des avocats de la région de Tébessa en partenariat avec la Cour de justice et l’université de Tébessa.
Il avait également inauguré le nouveau siège du tribunal d’Ouenza, une annexe devenue tribunal de plein pouvoir.

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