EDITO

Le phare de l’Afrique

Le président de la République a insisté, ce dimanche, en Conseil des ministres, sur la réalisation de deux tronçons de la route transsaharienne et d’une cimenterie au Tchad. Il y a dans l’insistance du président à ce que l’Algérie contribue au désenclavement du Tchad et sa dotation de moyens de son propre développement un véritable esprit totalement assumé par l’Etat algérien. L’épisode du Tchad n’est ni unique ni préférentiel, il relève d’une constance de la politique africaine de l’Algérie qui priorise la solidarité continentale à travers le co-développement. Ce n’est pas la première fois que des chantiers algériens s’ouvrent en Afrique, puisqu’en Mauritanie une route sur 800 km est en phase avancée de sa réalisation. Ce même ouvrage bénéficiera de plus station d’essence, également algérienne. Au Niger, les compagnies algériennes prospectent des hydrocarbures, réalisent une centrale électrique et une partie du gazoduc transsaharien. Cette dynamique n’est pas isolée ou concentrée sur une seule région du continent. Il suffit de rappeler le don d’un milliard de dollars fait par l’Algérie à tout pays africain désireux de réaliser un projet de développement socioéconomique.
L’apport de l’Algérie dépasse la simple intervention économique. En investissant dans des infrastructures vitales, en partageant ses compétences technologiques et en offrant une assistance concrète, Alger joue un rôle clé dans la réduction des écarts de développement sur le continent. La solidarité africaine, incarnée par ces actions concrètes, traduit une volonté politique claire : celle de bâtir une Afrique plus intégrée, résiliente face aux défis économiques, sociaux et environnementaux. La contribution de l’Algérie va également dans le sens du renforcement des capacités humaines africaines. À travers des programmes de formation, des échanges techniques et le transfert de savoir-faire, Alger cherche à accompagner les pays africains dans leur processus de développement. Cette approche holistique témoigne de la vision d’une Algérie engagée, non seulement comme un acteur économique, mais également comme un partenaire stratégique pour l’émancipation et la prospérité du continent.
L’apport de l’Algérie, à la fois économique, infrastructurel et humain, contribue à créer un environnement propice à la croissance, à la stabilité et à la coopération régionale. Face aux défis multiples auxquels l’Afrique est confrontée, cette contribution algérienne représente une véritable source d’espoir et un modèle de solidarité sud-sud, témoignant de l’engagement sincère de l’Algérie envers l’avenir commun du continent. Il va sans dire que l’Algérie seule ne peut pas faire émerger tout un continent. Mais elle en est le phare et l’exemple à suivre pour les autres nations africaines détentrices de savoir-faire…

Par Nabil.G

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page