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Projet de gazoduc transsaharien (TSGP) : nouvelle étape de concertation entre Alger, Abuja et Niamey

Dans le cadre de la tenue des travaux de la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (TSGP), réunissant les ministres des hydrocarbures de l’Algérie, du Niger et du Nigeria, prévue hier à Alger, le ministre d’Etat, chargé du Gaz et des Ressources pétrolières du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, a effectué une visite de travail en Algérie.

Ekperikpe Ekpo a été à la tête d’une importante délégation composée de responsables et de cadres du ministère des ressources pétrolières ainsi que de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC). À son arrivée, le ministre nigérian a été accueilli au salon d’honneur présidentiel de l’aéroport international Houari Boumediene par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab, selon un communiqué du ministère des hydrocarbures. Cet accueil officiel témoigne de l’importance accordée à cette rencontre stratégique qui s’inscrit dans la continuité du dialogue tripartite entre les trois pays partenaires.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par la volonté commune de l’Algérie, du Niger et du Nigeria de renforcer leur coordination et d’intensifier leurs consultations en vue d’accélérer la mise en œuvre du projet de gazoduc transsaharien. Ce méga-projet énergétique, considéré comme l’un des plus importants projets structurants du continent africain, vise à relier les ressources gazières du Nigeria aux réseaux d’exportation via le territoire nigérien et algérien, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives stratégiques pour l’approvisionnement énergétique régional et international.
Le projet du gazoduc transsaharien représente une infrastructure majeure destinée à renforcer l’intégration énergétique africaine et à consolider la sécurité des approvisionnements vers les marchés régionaux et internationaux. Il constitue également un levier essentiel pour le développement économique et social des pays concernés, en favorisant les investissements, la création d’emplois et le transfert de compétences dans le secteur énergétique. Par ailleurs, ce projet s’inscrit pleinement dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), en tant que projet structurant continental visant à promouvoir l’intégration africaine, l’exploitation optimale des ressources énergétiques du continent et le renforcement de la sécurité énergétique. Il ambitionne également de soutenir une dynamique de développement durable à l’échelle africaine, en faisant du gazoduc transsaharien un axe stratégique majeur au service de la coopération sud-sud et de la souveraineté énergétique africaine.
La 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (TSGP) devait réunir les ministres chargés du secteur des hydrocarbures de l’Algérie, du Nigeria et du Niger. Prennent part à cette réunion qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la coordination et de la concertation autour de ce projet stratégique continental, le ministre d’Etat, ministres des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, le ministre d’Etat, chargé du Gaz et des Ressources pétrolières du Nigeria, Ekperikpe Ekpo et le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tini. La réunion verra également la présence du PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, aux côtés des responsables de la société nigériane «NNPC» et de la société nigérienne «Sonidep», ainsi que les groupes de travail techniques et les experts des trois pays, a précisé un communiqué du ministère des hydrocarbures. La réunion devrait être marquée par la présentation des résultats de l’étude de faisabilité réalisée sur décision conjointe des trois pays, par le bureau d’études «Penspen», ainsi que l’évaluation du niveau d’exécution de la feuille de route adoptée lors des précédentes réunion tenues à Niamey, Abuja et Alger.

Mohand S

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