
Après Boumerdes, un autre tragique accident à Timimoun : 44 morts et 638 blessés en 48 heures
L’accident tragique survenu vendredi à Boumerdès, qui a coûté la vie à 27 personnes et en a blessé 42 autres, met en lumière l’urgence d’organiser efficacement la lutte contre les accidents de la route. Sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, s’est rendu à Sétif pour assister aux funérailles des victimes, soulignant ainsi l’importance que revêt cette problématique pour la sécurité nationale.
Les chiffres alarmants publiés par la Protection civile sur une période de 48 heures révèlent la gravité de la situation : 44 morts et 638 blessés, dans plusieurs wilayas du pays. Les accidents les plus meurtriers ont été enregistrés à Boumerdès et Timimoune. Le renversement d’un bus de transport de voyageurs sur la RN 24 à Boumerdès a été le drame le plus lourd, avec 27 décès et 42 blessés. Un autre accident, impliquant une collision entre un bus et un camion sur la RN 51 à Timimoune, a causé 4 morts et 43 blessés. Ces chiffres illustrent la nécessité impérative de renforcer la prévention, la surveillance et la gestion des risques sur nos routes.
Au-delà de la gravité des accidents de la route, il est important d’adopter une approche globale pour réduire leur fréquence et leur impact. Cela implique notamment une amélioration des infrastructures routières, une réglementation stricte et une meilleure sensibilisation des conducteurs. La formation continue des conducteurs et le contrôle rigoureux de l’état technique des véhicules doivent devenir une priorité. La mise en place de systèmes de surveillance modernes, tels que la vidéosurveillance et l’utilisation de technologies intelligentes, peut aussi contribuer à prévenir les infractions et à réagir rapidement en cas d’accident.
Par ailleurs, la gestion des comportements au volant doit être renforcée. La sensibilisation à la sécurité routière doit être intégrée dans l’éducation dès le plus jeune âge, afin de cultiver des habitudes responsables. La lutte contre la conduite en état d’ivresse, la vitesse excessive et l’usage du téléphone portable au volant doit être intensifiée, avec des sanctions dissuasives pour ceux qui enfreignent la loi. La coordination entre les différents acteurs – autorités, forces de l’ordre, société civile – est essentielle pour instaurer une culture de sécurité routière durable.
Les interventions de la Protection civile lors de cette période sont également révélatrices de l’importance d’un dispositif efficace en cas d’urgence. Entre sauvetages de noyades, interventions contre des incendies de végétation ou de forêts, et premiers soins, ces actions illustrent le rôle crucial des services de secours. Toutefois, leur efficacité dépend également d’une organisation optimisée, avec des moyens modernes, une formation continue et une planification adaptée aux risques locaux.
La prévention doit également inclure la gestion des risques liés aux plages et aux activités estivales, où la Protection civile a réalisé plus de 3000 interventions. Ces actions montrent que la sécurité ne se limite pas uniquement aux routes, mais englobe l’ensemble des risques que peuvent rencontrer les citoyens. La coordination des services de secours, la sensibilisation du public, et l’investissement dans les infrastructures de sécurité sont autant de leviers pour réduire le nombre d’accidents et de victimes.
Yahia Bourit



