Oran Aujourd'hui
La valorisation du foncier dormant : un nouveau souffle pour l’investissement local
La valorisation du foncier dormant : un nouveau souffle pour l’investissement local
L’annonce de la création imminente d’une micro-zone d’activités de près de cinq hectares à Misserghine constitue une initiative qui dépasse largement le simple aménagement de trente-cinq lots destinés à des micro-entreprises, des startups et des activités de production ou de services. Elle traduit une évolution encourageante dans la manière d’appréhender le développement local : plutôt que de rechercher systématiquement de nouveaux espaces à urbaniser, il s’agit désormais de valoriser un foncier longtemps resté inexploité afin d’en faire un véritable levier de croissance et de création d’emplois.
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée ces derniers mois par les autorités locales pour remettre de l’ordre dans la gestion urbaine. Après les opérations de récupération du foncier détourné de sa vocation, la réorganisation des zones industrielles, l’assainissement des marchés, la lutte contre les constructions illicites ou encore la réhabilitation des espaces publics, l’accélération des investissements productifs apparaît comme le prolongement logique de cette politique.
Une ville ne se limite pas à ses routes, à ses façades ou à ses espaces verts ; elle se construit aussi grâce à un tissu économique vivant capable d’offrir des perspectives à sa jeunesse. Pendant longtemps, l’une des principales difficultés rencontrées par les investisseurs locaux résidait dans la rareté, réelle ou artificielle, du foncier économique. Derrière cette pénurie se cachaient souvent des terrains inexploités, des projets abandonnés, des réserves foncières gelées ou encore des procédures administratives interminables. Dans ces conditions, les porteurs de projets perdaient un temps précieux, tandis que des hectares demeuraient improductifs. Les micro-zones d’activités peuvent précisément apporter une réponse pragmatique à cette situation.
De dimension modeste, elles sont généralement plus rapides à aménager, moins coûteuses à gérer et mieux adaptées aux besoins des petites entreprises qui constituent aujourd’hui l’essentiel du tissu économique national. Elles favorisent également un développement plus équilibré des communes périphériques en évitant une concentration excessive des investissements dans quelques pôles traditionnels. Cette réflexion sur la valorisation du foncier communal conduit aussi à s’interroger sur un autre patrimoine foncier tout aussi stratégique: celui des enclaves foncières à travers la grande commune d’Oran, notamment dans les vieux quartiers. Au secteur de Sidi El Houari, depuis des décennies, les annonces de restauration, les études successives, les programmes de sauvegarde et les plans de réhabilitation se succèdent sans parvenir à transformer durablement cette zone emblématique d’Oran.
Le parcours des projets de réhabilitation et de restructuration des anciens quartiers demeure chaotique, rythmé par des interruptions, des révisions, des changements d’approche et des hésitations qui entretiennent un sentiment d’inachevé et de renoncement. Certes, des opérations de consolidation et de restauration de quelques bâtiments remarquables ont récemment été relancées. Les autorités semblent aujourd’hui déterminées à redonner vie à ce patrimoine exceptionnel.
Mais les contraintes restent nombreuses: lenteurs administratives, complexité des procédures de classement, dispersion des responsabilités entre différents organismes, sans oublier les nombreuses bâtisses menaçant ruine et les occupations anarchiques qui compliquent toute intervention cohérente. Le contraste dans la gestion globale du territoire est ainsi saisissant. D’un côté, des terrains jusque-là dormants commencent à retrouver une vocation économique prometteuse.
De l’autre, un patrimoine historique d’une valeur inestimable attend encore la mise en œuvre d’une stratégie globale capable de conjuguer restauration, attractivité touristique, activités économiques et maintien des habitants. Le véritable défi de la gouvernance locale consiste précisément à faire converger ces deux ambitions.
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée ces derniers mois par les autorités locales pour remettre de l’ordre dans la gestion urbaine. Après les opérations de récupération du foncier détourné de sa vocation, la réorganisation des zones industrielles, l’assainissement des marchés, la lutte contre les constructions illicites ou encore la réhabilitation des espaces publics, l’accélération des investissements productifs apparaît comme le prolongement logique de cette politique.
Une ville ne se limite pas à ses routes, à ses façades ou à ses espaces verts ; elle se construit aussi grâce à un tissu économique vivant capable d’offrir des perspectives à sa jeunesse. Pendant longtemps, l’une des principales difficultés rencontrées par les investisseurs locaux résidait dans la rareté, réelle ou artificielle, du foncier économique. Derrière cette pénurie se cachaient souvent des terrains inexploités, des projets abandonnés, des réserves foncières gelées ou encore des procédures administratives interminables. Dans ces conditions, les porteurs de projets perdaient un temps précieux, tandis que des hectares demeuraient improductifs. Les micro-zones d’activités peuvent précisément apporter une réponse pragmatique à cette situation.
De dimension modeste, elles sont généralement plus rapides à aménager, moins coûteuses à gérer et mieux adaptées aux besoins des petites entreprises qui constituent aujourd’hui l’essentiel du tissu économique national. Elles favorisent également un développement plus équilibré des communes périphériques en évitant une concentration excessive des investissements dans quelques pôles traditionnels. Cette réflexion sur la valorisation du foncier communal conduit aussi à s’interroger sur un autre patrimoine foncier tout aussi stratégique: celui des enclaves foncières à travers la grande commune d’Oran, notamment dans les vieux quartiers. Au secteur de Sidi El Houari, depuis des décennies, les annonces de restauration, les études successives, les programmes de sauvegarde et les plans de réhabilitation se succèdent sans parvenir à transformer durablement cette zone emblématique d’Oran.
Le parcours des projets de réhabilitation et de restructuration des anciens quartiers demeure chaotique, rythmé par des interruptions, des révisions, des changements d’approche et des hésitations qui entretiennent un sentiment d’inachevé et de renoncement. Certes, des opérations de consolidation et de restauration de quelques bâtiments remarquables ont récemment été relancées. Les autorités semblent aujourd’hui déterminées à redonner vie à ce patrimoine exceptionnel.
Mais les contraintes restent nombreuses: lenteurs administratives, complexité des procédures de classement, dispersion des responsabilités entre différents organismes, sans oublier les nombreuses bâtisses menaçant ruine et les occupations anarchiques qui compliquent toute intervention cohérente. Le contraste dans la gestion globale du territoire est ainsi saisissant. D’un côté, des terrains jusque-là dormants commencent à retrouver une vocation économique prometteuse.
De l’autre, un patrimoine historique d’une valeur inestimable attend encore la mise en œuvre d’une stratégie globale capable de conjuguer restauration, attractivité touristique, activités économiques et maintien des habitants. Le véritable défi de la gouvernance locale consiste précisément à faire converger ces deux ambitions.
— Par S.Benali