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La tête du serpent

La tête du serpent

La décision de rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Emirats arabe unis a eu le mérite de révéler aux opinions publiques, mondiale et arabe la véritable mission du micro-Etat qui ne peut se prévaloir d’une quelconque profondeur historique ou un legs diplomatique quel qu’il soit. Au vu des réactions suscitées par l’acte diplomatique algérien, l’Histoire retiendra que cette monarchie du Golfe aura joué un rôle central dans le malheur que vivent beaucoup d’Arabes en cette troisième décade du troisième millénaire. Ses dirigeants ont un parti-pris franchement pro-occidental dans tous les foyers allumés en terre arabe et africaine, qui ne semblent pas près de s’éteindre. Surpris comme le reste de la planète par la révolte des Tunisiens, ils se sont mis en tête d’injecter leur venin dans ce pays et ailleurs dans la nation arabe. Ils ont tout fait dans la guerre imposée aux Libyens : financer des hordes de mercenaires, participer avec de l’argent et des avions dans le bombardement de toute l’infrastructure de base de ce pays, provoquer une déchirure profonde de la société libyenne… et aujourd’hui, ils continuent à distiller leur venin à travers leurs soutien ostensible à l’une des parties du conflit contre le gouvernement reconnu par l’Onu. Le même scénario et les drames qui en découlent sont aussi à l’œuvre au Soudan.
En un mot comme en mille, les Emirats arabes unis ont fait dévier le désir d’émancipation des sociétés de leurs chemins. Ce sont des alliés du sionisme et aux puissances occidentales, qui ont pour objectif d’empêcher une pensée arabe progressiste et unitaire. Ce qui se passe dans certains pays arabes comme division et instabilité politique et sociale n’est rien d’autre que la conséquence de la jonction de ces forces émirat-occidentales, hostiles à un réveil effectif de la jeunesse arabe. C’est l’émir Mohamed Ben Zayed qui mène la danse en créant et finançant des cinquièmes colonnes. Ils sont choyés et soutenus par ce pétro-monarque qui ne connaît de la modernité que les tours et les paillettes qu’il exhibe au regard du monde et dont il ne voudrait à n’importe quel prix s’en défaire. Il a même pris le risque de provoquer des situations catastrophiques dans de nombreux pays, rien que pour rester dans les bonnes grâces des occidentaux. Et pour cause, en quittant l’Opep, il pensait créer un effondrement de l’organisation, histoire de faire un énième cadeau à son ami américain. Il croyait lui offrir une arme efficace pour affamer les Iraniens, les Russes et d’autres pays arabes et déstabiliser leurs pays pour y mettre le feu, comme cela s’est déjà produit ailleurs.
Un Iran affaibli après l’Irak déstructuré, la Tunisie qui se cherche encore, l’Egypte trop endettée, la Syrie déchirée, le Yémen et la Libye divisés, est l’objectif de l’opération d’injection du venin fabriqué dans des laboratoires sionistes. De tels propos peuvent paraître excessifs, mais il est clair qu’ils contiennent beaucoup de vérité.
— Par Nabil.G

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