
Université d’été des cadres du Front Polisario à Boumerdès : nécessité de faire la lumière sur les violations de l’occupation marocaine au Sahara occidental
Au deuxième jour des travaux de cette université d’été, abritée par l’université M’hamed Bougara de Boumerdès, des universitaires et chercheurs académiques ont souligné l’importance de faire la lumière sur les violations et dépassements commis par l’occupation marocaine contre le peuple sahraoui, appelant à «élargir la coopération avec les différentes instances et organisations internationales et à adapter stratégiquement la cause sahraouie aux exigences des mutations géopolitiques que connait le monde».
A cet effet, le membre du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Boudjemaa Souilah et le chercheur sahraoui, Malainin Lakhal, étaient unanimes à dire que l’occupation marocaine tendait constamment à falsifier les réalités du conflit et à le présenter comme un «conflit interne», soulignant la nécessité pour le peuple sahraoui de s’y opposer «avec fermeté», étant donné que le conflit du Sahara occidental constitue une question de «décolonisation qui incombe à tous les Etats, aux instances internationales et au droit international».
Les chercheurs universitaires Karim Regaouli et Mohamed Benkherouf ont, quant à eux, déploré la persistance de l’occupation marocaine à «étendre son emprise sur le Sahara occidental et à poursuivre le pillage de ses richesses du sous-sol, avec la complicité de parties et d’institutions internationales suspectes».
Le directeur central des relations extérieures au ministère sahraoui de la Défense, Nafaâ Mustapha Dadi, a, de son côté, affirmé que «les développements de la question sahraouie sur le terrain témoignent de nombreux acquis importants réalisés aux dépens de l’occupant», arguant que le droit à l’autodétermination «constitue au-delà de l’engagement politique, une règle contraignante dans le cadre du droit international sous l’égide des Nations Unies».
La séance d’ouverture, tenue mardi, avait été marquée par une allocution du président de la République sahraouie, Brahim Ghali, dans laquelle il avait réaffirmé que la solution juste et définitive au conflit passe par la nécessité de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.
La séance a également été ponctuée par l’intervention des représentants de plusieurs organisations et partis politiques.



