La mémoire, les martyrs, la nation
La mémoire, les martyrs, la nation
Les Algériens ont célébré, ce jeudi, deux dates phares du parcours révolutionnaire de leur nation. Une halte nécessaire pour mesurer le chemin parcouru et réaffirmer un attachement viscéral à une épopée unique en son genre au 20e siècle. Les deux dates que sont le 20 août 1955 et le 20 août 1956 ont constitué, avec d’autres hauts de guerre et de diplomatie brillantissime, le socle d’une République indépendante, souveraine et authentique. Elle est d’ailleurs tellement authentique que les plusieurs millénaires de la nation ont remonté à la surface pour renouer avec un passé lointain tout aussi glorieux que celui de la résistance du 19e siècle le combat libérateur du 20e siècle. C’est dire que l’Algérie n’est pas née un cinq juillet 1962. Cette date est la renaissance d’une nation. Et les deux rendez-vous historique que nous célébrons, sont des séquences majeures d’un processus révolutionnaire qu’on pensait impossible une dizaine d’années seulement avant son enclenchement. A 70 et 71 ans de distance de la journée historique du 20 août, tous les observateurs accordent à l’Algérie le statut d’une puissance régionale, une grande nation qui sait se faire respecter. Toutes les tentatives de la déboulonner, au même titre que d’autres Etats ont échoué. L’Algérie est sortie plus forte des crises qu’elle a traversées.
Les officines hostiles à sa diplomatie ont voulu salir son image, en la décrivant comme un pays hors circuit et totalement déconnecté des réalités régionales et internationales. Mais c’était peine perdue. Et pour cause, le développement de la situation politique dans la région et dans le monde ne leur a pas donné raison. Il a été clairement établi que l’Algérie n’achète pas du tout son peuple, que sa position géostratégique lui confère un poids certain, lequel est justement bien exploité par sa diplomatie pour maintenir une stabilité, actuellement envié par plus d’une société de la région.
La preuve de cette présence effective sur la scène internationale s’explique tout à fait naturellement par les nombreuses personnalités de haut rang que reçoit régulièrement l’Algérie avant, pendant et bien après les succès des «révolutions » et autres intox, destinées à semer le doute dans les esprits des jeunes. L’objectif de tels propos récurrents consistait à amener l’opinion publique nationale à douter du principe de non-ingérence qui fonde la stratégie de la diplomatie de leur pays. Mais cette même opinion publique a toutes les raisons de penser que ce qui se dit sur l’Algérie ne cadre pas avec sa réalité. Ils savent comment est né leur pays, son poids dans le monde et les dates-repaires, à l’image du 20 août 1955 et 1956 sont autant de digues contre les basses manœuvres des forces du mal.
En un mot comme en mille, une mémoire abreuvée par le sang de millions de martyrs ne saurait s’assécher.