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L’Algérie, l’Afrique et les investissements

L’Algérie, l’Afrique et les investissements

L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) participe au Forum sur les politiques d’investissement, Dar es-Salaam. Cette initiative africaine est essentielle en ce sens qu’il y a une prise de conscience des gouvernants du continent quant à l’urgence pour l’Afrique d’aborder la question de l’investissement sous l’angle de la durabilité et son impact sur les peuples. Ce forum met en exergue les instruments et les priorités. Il y a dans le Pipe des discussions la nécessaire cohérence des démarches qui s’impose comme la condition sine qua non d’un développement partagé, d’un climat d’affaires fiable et d’un cadre normatif qui donne du souffle à la croissance.
Pour l’Algérie qui a réformé son corpus juridique pour attirer un maximum d’investissements, l’enjeu est de pérenniser un cadre opérationnel et traduire sur le long terme les réformes concrètes, pour les rendre mesurables et compatibles avec les réalités nationales. Les grands projets initiés dans l’industrie minière, dans le dessalement d’eau de mer et dans les énergies renouvelables ont ouvert des perspectives intéressantes en matière d’implication d’entreprises étrangères. Les pays participants au forum seront certainement intéressés par l’expérience algérienne qui base toute sa stratégie sur ’amélioration des conditions de vie des citoyens. Mais cela oblige à une coopération renforcée avec les institutions internationales, mais aussi une capacité accrue des autorités nationales à évaluer l’efficacité des politiques publiques et à ajuster rapidement les instruments déployés. En cela l’Algérie a sans doute besoin de l’expérience et de l’expertise de pays africains qui l’ont précédé sur la voie des investissements internationaux.
Pour toute l’Afrique, cependant, il y a une obligation commune qui consiste à passer d’un modèle d’importation de normes à un modèle d’adaptation et d’innovation locale, capable de répondre aux besoins des investisseurs tout en protégeant les objectifs de développement durable et d’inclusion sociale. C’est là un grand défi que l’AAPI et les autres instances africaines dédiée à l’encouragement des investissements doivent relever. Cela peut se traduire sur le terrain par un échange sincère d’expertise.
En définitive, un forum africain sur l’investissement apporte de la lucidité au discours et conforte l’idée selon laquelle, un investissement ne vaut que par l’intégration d’une chaîne des valeurs nationale, mais aussi donne aux normes, aux institutions, aux outils, et surtout à la confiance toute leur importance. Si l’Algérie et d’autres pays savent tirer parti de cette logique d’harmonisation et d’adaptation, la promesse d’un développement soutenu et partagé ne restera pas une promesse en l’air, mais une réalité concrète et durable pour leurs citoyens.
— Par Nabil.G

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