
Liaison autoroutière vers le port d’Oran : les essais de sécurité se poursuivent
Long de 8 kilomètres, ce projet entre dans une séquence déterminante avant sa mise en service, avec des tests destinés à vérifier le fonctionnement des différents équipements implantés sur l’itinéraire, notamment au niveau des ouvrages souterrains. Cette deuxième phase porte principalement sur le système de supervision, de contrôle et de collecte des données SCADA.
Les équipes mobilisées procèdent ainsi à des vérifications destinées à s’assurer de la disponibilité des dispositifs de surveillance, de leur capacité à réagir aux situations d’urgence ainsi que de la coordination des différents équipements de sécurité. Des interventions sont également menées sur les ventilateurs d’extraction de type «Jet Fan», installés dans le tunnel couvert, afin de tester leur fonctionnement et d’assurer leur fiabilité. Ces opérations nécessitent la fermeture temporaire de certaines voies et l’organisation de déviations. Après la fermeture, du 28 au 30 septembre, du premier tunnel de Canastel dans le sens du port d’Oran, la circulation a été basculée sur la chaussée parallèle, exploitée dans les deux sens. Depuis le 1er octobre et jusqu’au 3 octobre, la deuxième phase prévoit la fermeture du deuxième tunnel, ou tranchée couverte, dans le sens du port. La circulation est, là encore, reportée sur la voie parallèle dans les deux directions.
Une troisième séquence est programmée du 4 au 6 octobre, avec la fermeture du même ouvrage dans le sens Canastel. Enfin, du 7 au 9 octobre, le premier tunnel de Canastel sera fermé dans le sens Canastel, tandis que le trafic sera maintenu sur l’itinéraire parallèle. Pour limiter les risques liés à ces modifications temporaires de circulation, un dispositif spécifique a été mis en place. Une signalisation provisoire accompagne les déviations et les services de sécurité sont présents sur le terrain afin d’encadrer les usagers et de sécuriser les déplacements pendant toute la durée des essais.
À terme, la réception de cette liaison devrait améliorer sensiblement l’accès au port d’Oran. Le projet permettra notamment d’assurer la connexion avec les deux voies de contournement n°4 et n°5 et de détourner une partie du trafic lourd actuellement empruntant l’ancien itinéraire. Quelque 1 600 camions se dirigeraient quotidiennement vers le port par cette ancienne voie, contribuant à la saturation du trafic. La nouvelle infrastructure doit ainsi offrir un itinéraire plus fluide aux poids lourds et contribuer à réduire la pression exercée sur le réseau routier existant.
Nassim.H



