Oran

Mois du patrimoine : Oran met en avant son héritage culturel

La commune d’Oran s’apprête à vibrer au rythme du Mois du patrimoine s’étalera jusqu’au 18 mai, sous le thème évocateur «Patrimoine et civilisation». Cette manifestation d’envergure nationale ambitionne de mettre en lumière la richesse du legs culturel algérien et de renforcer son rayonnement, tant à l’échelle locale qu’internationale.

Selon les précisions apportées par Belabbas Abderrahim, président de la commission des affaires sociales, culturelles et sportives de l’APC d’Oran, le programme de cette édition a été élaboré avec soin afin d’offrir une palette d’activités diversifiées. L’objectif affiché est d’assurer une valorisation globale du patrimoine, dans ses dimensions matérielles et immatérielles, en fédérant l’ensemble des acteurs concernés. Cette dynamique repose sur une large concertation impliquant plusieurs institutions, parmi lesquelles la direction de la culture et des arts, l’Office national de la culture et de l’information, ainsi que le Théâtre régional Abdelkader Alloula. D’autres structures culturelles, muséales et associatives, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur éducatif, ont également été mobilisés pour assurer la réussite de cette manifestation.
Inscrit dans les orientations du ministère de la Culture et des Arts, le programme accorde une attention particulière à la promotion du costume traditionnel, notamment la célèbre Blouse oranaise, emblème du patrimoine vestimentaire local. Des défilés mettant en valeur les tenues traditionnelles de l’Ouest algérien et d’autres régions du pays seront organisés, illustrant la diversité et la richesse de cet héritage. Au-delà de l’aspect vestimentaire, l’événement sera ponctué de rencontres scientifiques et historiques visant à mieux faire connaître le patrimoine local et à encourager sa promotion à l’international. Des expositions thématiques, des ateliers pédagogiques et des activités interactives viendront compléter ce dispositif, offrant au public une immersion dans les différentes facettes de la culture nationale. La dimension éducative occupe également une place centrale dans cette initiative.
Une participation active des élèves des établissements scolaires est prévue, aux côtés des personnes à besoins spécifiques, dans une démarche inclusive visant à ancrer la culture de la préservation du patrimoine dès le plus jeune âge et à garantir la transmission des traditions aux générations futures. Sur le plan artistique, plusieurs soirées seront consacrées aux expressions musicales authentiques, avec une mise en avant du genre «bédoui», considéré comme l’un des piliers de la musique traditionnelle algérienne. Des spectacles dédiés à la chanson oranaise viendront enrichir la programmation, accompagnés de rencontres culturelles retraçant l’histoire et l’évolution artistique de la ville. Le programme mettra également l’accent sur la valorisation des sites historiques majeurs d’Oran.
Une attention particulière sera portée à la zone des monuments religieux, notamment au Mosquée du Pacha, à travers des actions visant à faire connaître son importance historique et à contribuer à sa réhabilitation symbolique. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation seront menées dans différents quartiers et espaces publics afin de promouvoir les traditions et coutumes algériennes. Ces initiatives s’appuieront sur l’implication active du tissu associatif, considéré comme un partenaire clé dans la réussite de cet événement. Les autorités locales assurent avoir mobilisé l’ensemble des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires pour garantir le bon déroulement du Mois du patrimoine. Cette manifestation est ainsi présentée comme une opportunité majeure pour renforcer le sentiment d’appartenance nationale et mettre en valeur un patrimoine culturel d’une grande richesse. Durant un mois entier, Oran se transformera en un véritable carrefour culturel, offrant une vitrine vivante de la diversité et de la profondeur de la civilisation algérienne, tout en affirmant son rôle de pôle culturel et de gardienne de la mémoire collective.
Yacine Redjami

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