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Au quatrième samedi de la mobilisation contre la vie chère : les Français maintiennent la pression

Au quatrième samedi de la mobilisation contre la vie chère

Les Français maintiennent la pression

Les Français se sont mobilisés pour le quatrième samedi consécutif contre la vie chère en organisant de nouvelles manifestations, affichant leur volonté de maintenir la pression sur le gouvernement.

Cette nouvelle journée de mobilisation, dans la foulée d’importantes manifestations syndicales jeudi, vise à maintenir la pression afin de faire aboutir les revendications des citoyens français dont le pouvoir d’achat est en chute libre.

Comme les précédentes manifestations, celle de ce samedi a vu la participation de différentes catégories de la société dont les lycéens, initiateurs du mouvement de protestation à travers des actions menées en septembre dernier, mais aussi les Gilets jaunes, des étudiants et des travailleurs représentants différents secteurs d’activité. Cette nouvelle journée de mobilisation a drainé des milliers de manifestants.

La coordination des gilets jaunes – résurgence d’un mouvement de contestation sociale né en France en 2018 – avait, elle, appelé à un rassemblement distinct et interdit par les autorités, place de la Concorde, près de l’Assemblée nationale.

Une centaine d’entre eux s’y sont rassemblés en début d’après-midi.

Les manifestants ont été rapidement entourés d’un cordon de policiers, et un des chefs de file du mouvement a été interpellé devant l’Assemblée nationale.

Quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur toute la France, selon le ministère français de l’Intérieur.

Les organisateurs entendent maintenir la pression sur le gouvernement en prévision d’une conférence sociale devant réunir lundi, le gouvernement, le patronat et les syndicats.

En octobre dernier, une première tentative de négociation avait échoué.

⟪ La seule chose qui arrêtera la mobilisation c’est la réponse aux revendications portées depuis plusieurs semaines par les salariés, les fonctionnaires, les jeunes et les retraités ⟫, ont écrit vendredi les organisations syndicales françaises.

L’ampleur des manifestations ⟪ doit inciter le gouvernement à comprendre qu’il ne peut pas attendre la présidentielle ⟫, a ajouté Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, premier syndicat français, qui réclame une hausse de 100 euros net mensuel du Smic, le salaire minimum.

⟪ Aujourd’hui, c’est une date qui permet de maintenir la pression ⟫, a déclaré de son côté Sébastien Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante.

Les organisations syndicales réclament notamment une revalorisation des salaires, une augmentation de 10% du salaire minimum revendiquée par la Confédération générale du travail (CGT), ainsi que la défense des services publics, de l’emploi et de l’industrie.

Elles dénoncent également plusieurs mesures contenues dans le projet de budget pour 2027, sèchement rejeté mercredi par les députés français.

Dans le secteur de l’éducation, les lycéens et les étudiants réclament davantage de moyens, la rénovation des établissements scolaires, une réduction du nombre d’élèves par classe et une amélioration des conditions d’accès à l’enseignement supérieur.

Cette succession de mouvements sociaux met en évidence les tensions économiques, politiques et sociales auxquelles la France est confrontée, entre préoccupations liées au pouvoir d’achat, contestation des politiques publiques et inquiétudes sur la situation budgétaire du pays.

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