Ces projets sectoriels inscrits avant 2023 qui tardent encore à voir le jour
Le wali d’Oran a présidé la semaine dernière une importante réunion de coordination regroupant les directeurs de différents services, les membres du conseil exécutif et les chefs de daïra.La rencontre avait pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des programmes de développement en cours à travers les différents secteurs. et de renforcer le rythme de réalisation des projets sectoriels enregistrés avant 2023.
Des indicateurs de progression ont été présentés par chaque secteur et les contraintes techniques et administratives rencontrées ont été examinées pour être levées et permettre de respecter les échéances pour l’achèvement des projets. Au-delà des annonces officielles et des visites d’inspection répétées, plusieurs projets sectoriels inscrits avant 2023 dans la wilaya d’Oran continuent d’accuser des retards significatifs. Logement, santé, éducation, transport sont autant de secteurs stratégiques concernés.
Une situation qui soulève des interrogations sur la gestion, la planification et le suivi des investissements publics. À Oran, cette question des retards dans la réalisation des projets publics prise en charge lors de cette récente réunion présidée par le wali en poste n’est pas nouvelle.
Elle s’inscrit dans une problématique récurrente qui touche plusieurs programmes structurants engagés avant 2023. Si certains ont avancé, d’autres restent bloqués ou progressent à un rythme jugé insuffisant.
Ce fléau des retards d’achèvement des opérations dans les délais persiste depuis longtemps et reste dénoncé chaque année par les responsables locaux en poste. Les visites de terrain des autorités locales mettent régulièrement en lumière des taux d’avancement bien en deçà des échéanciers initiaux. Entre contraintes techniques, lenteurs administratives et défaillances d’entreprises, les causes invoquées sont multiples. Certains projets sont bloqués bien au-delà des calendriers initiaux, entraînant un mécontentement croissant chez les usagers et les bénéficiaires, notamment dans le secteur du logement social et de l’éducation. Plusieurs opérations de logements publics à Mers El Hadjadj, Bethioua ou Hassi Mefsoukh ont connu des retards notables. Certains chantiers affichent des taux d’avancement très faibles au regard des délais écoulés.
Le secteur de la Santé reste pointé du doigt notamment pour les retards de livraison enregistrés par le grand projet de l’Institut national du cancer à Oran créant un déficit critique dans l’offre médicale régionale spécialisée. La mobilité urbaine n’échappe pas à cette fatalité. Le projet d’extension du tramway d’Oran vers Belgaid, malgré la levée du gel, reste encore pénalisé par des hésitations et des contraintes budgétaires qui freinent plusieurs opérations. On sait pourtant que l’absence d’extension rapide des réseaux de transport accentue les difficultés de déplacement et limite l’intégration urbaine de nouveaux pôles.
Les causes récurrentes des retards dans les projets sectoriels à Oran sont souvent liées à des facteurs organisationnels et administratifs et à un manque de suivi rigoureux des engagements contractuels. Le manque de coordination entre entreprises de travaux, les défaillances ou les retards des prestataires, les problèmes d’approvisionnement et le manque de ressources humaines qualifiées ralentissent souvent la progression des chantiers.
Malgré les inspections régulières menées par les autorités, notamment sur les chantiers de logements, d’écoles ou d’établissements de santé, on note souvent la faiblesse, voire l’absence, de mécanismes de gestion du temps, des risques et des chaînes logistiques dans les projets publics.
Par S.Benali