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Charte africaine de la jeunesse : l’Algérie s’y engage en la ratifiant

Adoptée par l’Union africaine, la Charte africaine de la jeunesse constitue le premier cadre juridique continental global consacré aux droits et devoirs des jeunes, engageant les États membres à mettre en place des politiques et des programmes garantissant l’autonomisation des jeunes et leur participation dans divers domaines de développement.

L’Algérie a déposé l’instrument de ratification de la Charte africaine de la jeunesse auprès de la Commission de l’Union africaine (UA), a indiqué un communiqué du ministère de la Jeunesse. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large visant à placer la jeunesse au cœur des choix stratégiques du pays et du continent. La ratification de la Charte africaine de la jeunesse «témoigne de l’intérêt majeur accordé par les hautes autorités du pays, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à la jeunesse, en tant que pilier essentiel pour l’édification de l’Algérie victorieuse et axe principal dans les différentes politiques publiques et réformes nationales», précise le communiqué. Cette phrase résonne comme un cap, une promesse d’investir durablement dans les ressources humaines qui portent le développement.
Elle traduit également «le souci de l’Algérie de poursuivre son rôle pionnier au sein du continent africain, convaincue que la jeunesse constitue la véritable richesse de l’Afrique et que l’investissement dans ses capacités est une condition fondamentale pour réaliser le développement, la paix et la prospérité», ajoute la même source. Dans ce cadre, l’Algérie affirme son ambition de servir de modèle et de levier pour les autres États, en alignant ses propres instruments nationaux sur l’objectif suprême de l’autonomisation des jeunes. Le message est clair: une jeunesse bien formée et mobilisée est la clé d’un avenir partagé et prospère pour l’Afrique entière.
La Commission de l’UA s’est félicitée de cette démarche, poursuit le communiqué, estimant qu’elle «confirme l’engagement de l’Algérie en faveur de l’autonomisation des jeunes africains, en accord avec les aspirations de l’Agenda 2063 de l’UA». Cette reconnaissance institutionnelle vient s’ajouter à une série d’initiatives concrètes que l’Algérie déploie déjà ou projette de renforcer pour que les jeunes puissent agir, créer et innover sur le terrain. Car au-delà de la ratification, l’Algérie met en œuvre des actions visibles et ambitieuses qui font écho à la volonté continentale d’élever les capacités des jeunes. A ce titre, l’Algérie organise régulièrement des plateformes destinées à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et l’innovation sur le continent. L’organisation de la Conférence africaine des star-up s’impose comme un vecteur majeur de coopération, de partage d’expériences et d’accès au financement et au réseautage, permettant à des porteurs de projets africains de se rencontrer et de mettre en mouvement leurs idées près des marchés locaux et régionaux. Cette approche est associée à un écosystème favorable où les jeunes talents peuvent passer du stade de l’idée à celui de l’entreprise viable.
Adoptée par l’Union africaine, la Charte africaine de la jeunesse constitue le premier cadre juridique continental global consacré aux droits et devoirs des jeunes, engageant les États membres à mettre en place des politiques et des programmes garantissant l’autonomisation des jeunes et leur participation dans divers domaines de développement. Dans cette perspective, l’Algérie se positionne comme un acteur clé qui prend à bras-le-corps les engagements juridiques et opérationnels, en transformant les principes en actions concrètes et mesurables. Le chemin tracé par la ratification et par les mesures complémentaires révèle une ambition partagée par le pays et l’ensemble des acteurs africains, à savoir, faire de la jeunesse non pas une promesse, mais une réalité dynamique, créatrice de valeur et de stabilité.

Nadera Belkacemi

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