Oran

Trois sites ciblés à El Ançor et un quatrième à Bousfer:
Démolition de huit constructions illicites

Initiée par le chef de daïra d’Aïn El Turck une opération, actuellement en cours, cible depuis la matinée d’hier quatre sites, dont trois dans la municipalité d’El Ançor et le quatrième dans celle de Bousfer.

Huit constructions illicitement érigées sur des terres agricoles ont déjà été démolies dès l’entame de cette opération, indique une source proche de la daïra. A l’heure où nous mettons sous presse, l’opération, qui a nécessité le déploiement d’un dispositif des forces de la gendarmerie nationale et ce, pour parer à toute fâcheuse éventualité, se poursuit toujours et devra toucher incessamment d’autres habitations, qui ont été construites illicitement sur les sites cités en préambule. Selon la même source, les contrevenants auraient exploité la conjoncture exceptionnelle, engendrée par la crise sanitaire, pour perpétrer leur transgression.
Ces derniers, qui sont passibles de poursuites judiciaires, devront être auditionnés par les gendarmes dans le cadre d’une enquête pour détournement de la vocation initiale d’une terre agricole. Notons que l’infraction en question ne figure pas parmi les cas isolés puisque une année auparavant, presque jour pour jour, les enquêteurs de la gendarmerie nationale ont réussi à mettre à nu un véritable trafic dans le détournement des terres agricoles dans cette région à vocation agropastorale. Les investigations se sont soldées par la découverte de 26 constructions illicites, qui ont été érigées dans la coopérative agricole Boughanem, située à la sortie est de la municipalité d’El Ançor, sur une superficie de plus de 6 000 m2, longeant la route menant au complexe des Andalouses. L’enquête a révélé que l’exploitant de cette coopérative agricole ne disposait en fait que d’un acte de jouissance, dont il a bénéficié dans le cadre d’une aide de l’État pour la promotion de l’agriculture. Sauf que celui-ci n’a pas hésité à transgresser la réglementation en vigueur et ce, en procédant au morcellement de cette terre agricole en parcelles de 140, 250, 300 et 400 m2 qu’il a revendu par la suite à partir de 120 millions de centimes pour la plus petite des superficies.
Comme la loi ne protège pas l’ignorant, les acheteurs, attirés par l’emplacement de cette terre agricole par rapport à sa proximité avec la mer, comme un aimant attire la limaille, qui se sont bousculé au portillon de ce contrevenant pour conclure leur transaction, se sont retrouvés finalement le bec dans l’eau. Le mis en cause s’est évidemment évaporé dans la nature. Les acheteurs ont revendiqué leur remboursement et la gendarmerie a lancé des recherches, qui ont finalement abouti à son interpellation au terme d’une brève cavale. Il importe de noter dans ce contexte que les services de la daïra d’Aïn El Turck ont également procédé, moins d’une semaine avec cette opération, à la démolition de 25 autres constructions illicites, sordidement érigées aussi sur une autre terre agricole dans l’exploitation Zidane Benaouda, sise dans la commune de Bousfer. La transgression a été commise dans des conditions analogues à celle d’El Ançor. Il importe de noter que les opérations en question ont été concoctées par la daïra d’Aïn El Turck dans le cadre de la lutte contre le phénomène des constructions illicites, qui ont été érigées avec effronterie sur des terres agricoles et ce, à la faveur d’un absurde laisser-faire, parent proche de la complaisance.
Rachid Boutlélis

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