EDITO

Est-ce vraiment la fin de la guerre ?

Un cessez-le-feu est entré en vigueur très tôt, ce mercredi, mettant momentanément terme à une guerre qui a duré 40 jours. L’agresseur, les Etats Unis ont ainsi admis l’impossibilité de battre un grand pays qui était près depuis plus d’une trentaine d’années à mener cette guerre qui, dans les annales des confrontations contre le duo américano-sioniste, est la plus déterminante. Elle a remis les agresseurs à leur juste place.
Ce conflit, qui a engendré des destructions massives et un sérieux déréglement de l’économie mondiale, a également marqué un tournant dans la dynamique géopolitique de la région. Les récentes évolutions, notamment les développements diplomatiques et les interventions internationales, ont renforcé la perception que la domination unilatérale de certaines puissances occidentales sur la scène moyen-orientale commence à être remise en question. La reconnaissance implicite de l’impuissance américaine à imposer sa volonté, même avec ses alliés sionistes, témoigne d’un changement profond dans le rapport de forces.
Les récents événements, notamment la médiation de plusieurs acteurs régionaux et l’implication indirecte, mais réelle, de puissances reconnues comme telles, à l’image de la Chine et la Russie, ont contribué à faire évoluer la situation. Ces acteurs ont plaidé pour une solution politique durable, refusant de continuer à alimenter un conflit qui menace la stabilité à l’échelle régionale et mondiale. La communauté internationale, notamment les occidentaux n’ont pas suivi Donald Trump dans sa dangereuse aventure, a fait montre d’une prise de conscience salutaire qui a contribué à fléchir la détermination américano-sioniste. Mais l’essentiel de la posture pacifiste de Washington et Tel Aviv est principalement due à la résilience des Iraniens qui ont déjoué tous les plans de déstabilisation fomentés par les Etats Unis et l’entité sioniste.
Cependant, ce cessez-le-feu ne doit pas masquer la complexité des enjeux sous-jacents. La reconstruction, la réconciliation et la prévention de nouvelles escalades restent des défis majeurs. Cela pour dire que cette pause militaire pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère dans la région, où la force brute céderait la place à des processus politiques plus inclusifs. Il faut, pour cela, un changement profond du dogme guerrier israélien. Les criminels de guerre dans cette entité génocidaire doivent être arrêtés et traduits devant la cour pénale internationale. Israël doit reconnaître les frontières dessinées par l’ONU en 1947 et s’y tenir. Les pays voisins doivent repenser leur rapport aux pôles de puissances et ne pas laisser Israël les entraîner sur une voie sans issue. La communauté internationale doit soutenir ces efforts, tout en restant vigilante pour éviter que dans le futur, il y ait un autre génocide dans la région.

Par Nabil.G

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