
Hydrocarbures : protocole d’accord historique entre Sonatrach et ExxonMobil
La signature de ce protocole s’inscrit dans le cadre de la vision adoptée pour le développement de l’industrie énergétique, a affirmé le PDG de Sonatrach, se félicitant par la même occasion de «l’intérêt affiché par la compagnie américaine ExxonMobil à l’investissement en Algérie».
Le géant américain ExxonMobil s’engage en Algérie de manière conséquente, à travers un important accord signé ce jeudi avec le groupe Sonatrach. Les deux géants pétroliers se sont entendus sur l’étude d’opportunités existantes dans la perspective de développer les ressources en hydrocarbures dans le bassin de l’Ahnet et le bassin de Gourara. Deux périmètres prometteurs susceptibles de contenir des réserves exceptionnelles. Il y a lieu de souligner par ailleurs que le protocole d’accord a mis l’accent sur «l’excellence opérationnelle, l’innovation technologique, le respect de l’environnement et les meilleures pratiques de durabilité».
Le PDG du Groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a estimé que le document était «historique». Il devrait permettre au deux parties «de développer une coopération mutuellement bénéfique tout au long de la chaîne des valeurs de l’industrie des hydrocarbures en Algérie». Pour M. Hachichi, «la signature de ce Protocole historique avec notre partenaire ExxonMobil, avec pour objet, le développement d’une coopération mutuellement bénéfique tout au long de la chaîne des valeurs de l’industrie des hydrocarbures en Algérie». C’est justement dans la chaîne des valeurs où l’on peut s’attendre à un transfert de savoir-faire. Le PDG de Sonatrach évoque les domaines de l’exploration et de la production. Dans ce volet, le protocole d’accord constitue «la concrétisation d’une vision commune entre Sonatrach et ExxonMobil, ce qui permettra aux deux parties d’examiner les voies et moyens d’exploiter les énormes potentialités en ressources énergétiques en Algérie».
Il convient de noter que la signature de ce protocole s’inscrit dans le cadre de la vision adoptée pour le développement de l’industrie énergétique, a-t-il affirmé, se félicitant par la même occasion de «l’intérêt affiché par la compagnie américaine ExxonMobil à l’investissement en Algérie». A cet égard, M. Hachichi a souligné que la décision de la compagnie américaine de signer ce protocole «témoigne de sa prospection du grand potentiel du secteur minier algérien, et reflète la confiance dont jouit Sonatrach en tant que partenaire fiable capable de développer un partenariat bénéfique et fructueux». Le même responsable a mis en exergue «la détermination de l’Algérie, sous la direction du président Tebboune, à intensifier les programmes d’investissement et à tirer profit des partenariats bénéfiques, afin de renforcer davantage les taux de croissance économique et de diversifier l’économie en vue de réaliser la prospérité sociale».
Le vice-président chargé de l’exploration et des nouvelles Opportunités d’ExxonMobil, John Ardill, a indiqué, quant à lui, que «le protocole d’accord signé après plus de deux ans de préparation et de concertation entre les deux parties, constitue une première étape importante dans la création d’un partenariat qui contribuera à libérer davantage le potentiel de développement des ressources énergétiques de l’Algérie». M. Ardill, a également salué le «rôle historique de l’Algérie dans le domaine du développement et de la commercialisation des hydrocarbures».Pour le vice président d’ExxonMobil, la signature de ce protocole «assoit les bases et le cadre approprié d’un partenariat solide entre les deux parties pour libérer le potentiel des hydrocarbures en Algérie, qui constitue une destination attractive pour les investissements dans le secteur du pétrole et du gaz». Dans le même sillage, le responsable a affirmé l’engagement d’ExxonMobil à «œuvrer de concert avec Sonatrach pour le transfert de l’expertise et contribuer au renforcement de la place de l’Algérie en tant que puissance énergétique mondiale».
Toujours dans les hydrocarbures, un contrat a été signé, jeudi à Alger, entre Sonatrach et un consortium international composé de Baker Hughes, Nuovo Pignone International et Tecnimont, pour la réalisation d’installations de Boosting au niveau du gisement gazier de Hassi R’mel. Le contrat porte sur «la réalisation des installations de boosting, phase III – étape 2, du gisement gazier de Hassi R’mel, plus grand gisement de gaz naturel en Algérie et du continent africain, afin d’accompagner la déplétion naturelle de ce gisement en vue d’assurer le maintien du plateau de production à 188 millions m3/j», selon un communiqué du groupe public.
En détail, il consiste en la réalisation en EPC de trois étages de compression au niveau du Centre, Nord et Sud avec un total de 20 turbo-compresseurs, la réadaptation du réseau de collecte du gaz existant, la réalisation de trois unités de démercurisation du condensat, la banalisation entre les trains de traitement des unités de production de Hassi R’mel et les tie-in des utilités (réseau eau anti-incendie, air instrument, air service, système diesel, système de torche et système d’azote), selon les explications de Sonatrach.