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La CAN de la honte

La CAN 2025 organisée au Maroc a pris fin ce dimanche par le sacre du Sénégal. Cette CAN que l’on peut qualifier de CAN de la honte et de la triche a souri en fin de compte aux plus honnêtes et à la meilleure équipe de ce tournoi. Le Maroc malgré toutes ses roublardises et sa non organisation ( car c’est bien de cela qu’il s’agit), n’a pas réussi, au bout de tous les subterfuges, à s’accaparer de la coupe continentale.
L’honteux jeu des coulisses, les pressions et autres chantages du zélé Faouzi Lakjaa, ministre et président de la fédération marocaine du football, n’ont pu vaincre le football. Car le ballon choisit toujours ceux qui savent le diriger et le guider.
Depuis le début de cette CAN, et dès le match entre le Maroc et les îles Comores, un fait notable a été relevé par les suiveurs et les analystes. L’arbitrage ne tournait pas rond, et il apparaissait clairement que le pays hôte serait grandement favorisé. Une tendance qui allait se confirmer avec le temps et faire apparaître les doutes et critiques de journalistes et consultants , dont le journaliste français Grégory Schneider du journal Libération, qui avait déclaré sur la chaîne l’Équipe dès le premier tour “que ces pratiques, orchestrées par des acteurs rompus aux jeux d’influence en coulisses, nuisent avant tout à l’image du football africain, en constante évolution, et qui, au lieu de poursuivre sa trajectoire ascendante, se retrouve brutalement freiné par des pratiques qui resteront gravées dans son histoire», ajoutant qu’ on aurait du “offrir cette coupe aux Marocains dès le premier jour et arrêter la mascarade”.
Les dérapage dans l’organisation et la corruption flagrante qui puait dans l’arbitrage à chaque rencontre de ce rendez-vous du football africain, a connu son apogée dans la finale où l’arbitre, juste après avoir privé les Sénégalais d’un but légitime, a offert un penalty à l’équipe marocaine, ce qui a entraîné la colère des Sénégalais qui ont quitté le terrain, avant de revenir et d’accepter la sentence injuste du référée. Mais le penalty a été raté et c’est Mané et ses camarades qui ont marqué et gagné cette CAN, où le makhzen a tout fait pour la voler aux équipes africaines participantes à cette finale. Une finale qui restera dans les annales du football africain comme le plus grand fiasco jamais atteint dans l’histoire de la compétition.

Par Abdelmadjid Blidi

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