EDITO
La mauvaise passe
La mauvaise passe
Les déboires du président américain, Donald Trump, ne finissent pas. Et quoi que puissent avancer ses communicants et lui-même, cette guerre au Moyen-Orient lui a fait beaucoup perdre. Une guerre qui d’ailleurs a fini par s’installer dans le temps avec cette étrange sensation de ni paix-ni guerre où les choses font du surplace.
Mais cela ne peut cacher les difficultés du président américain qui semble avoir perdu le fil dans ce conflit qui a été mal géré depuis le début, avec des objectifs fluctuants et une stratégie catastrophique, qui a profité grandement à l’Iran qui semble, à ce stade, être le grand gagnant qui non seulement a pu et su résister à toutes les attaques américaines, mais qui reste surtout maître du détroit d’Ormuz, que Donald Trump voulait désespérément faire passer pour un trophée de guerre et le signe incontestable d’une victoire qui, pourtant, lui échappe encore à ce jour.
D’ailleurs, le locataire de la Maison Blanche qui multipliait les sorties médiatiques et les déclarations, de jour comme de nuit, sur le conflit, observe un silence étrangement inhabituel si ce n’est sa seule et dernière sortie, où il a menacé de sanctions tout pays qui aiderait l’Iran, d’une manière ou d’une autre, écrivant sur son réseau social Truth Social, « j’annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d’offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l’Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques ».
Mais cela ne peut masquer les difficultés dans lesquelles se débat Trump, à commencer par le désormais scandale du porte-avions Abraham Lincoln, déployé en mer depuis des mois à cause de la guerre, et où les conditions de vie des marins sont devenues insoutenables avec des pénuries alimentaires des défaillances sanitaires qui ont causé, selon les familles de ces marins, de graves problèmes de santé mentale et de tentatives de suicide à bord parmi l’équipage. Trump qui a récusé toutes ces accusations a néanmoins demandé le remplacement du porte-avions par le George Washington.
Et les déboires ne s’arrêtent pas là, puisque la dette du gouvernement américain a dépassé pour la première fois les 40 000 milliards de dollars, alors que les coûts d’emprunt augmentent. L’emploi lui aussi stagne, malgré une petite éclaircie en juillet. Ainsi selon les statistiques, 57 000 emplois ont été créés en juin, alors qu’il était prévu la création de 130 000. Ce qui assombrit le bilan de Trump qui s’enorgueillait d’avoir le meilleur bilan économique que tous ses prédécesseurs.
Et comme à son habitude, quand il traverse une mauvaise passe, Trump a allumé un énième contre-feu, qui jusqu’à maintenant lui permet de souffler un peu et de détourner le regard de ses déboires. En effet, son annonce de vouloir rencontrer le président nord-coréen Kim Jong-un fait la Une de toute la presse américaine et internationale. Mais jusqu’à quand, car le cauchemar iranien ne le lâche pas et lui colle à la peau comme un sparadrap.
Mais cela ne peut cacher les difficultés du président américain qui semble avoir perdu le fil dans ce conflit qui a été mal géré depuis le début, avec des objectifs fluctuants et une stratégie catastrophique, qui a profité grandement à l’Iran qui semble, à ce stade, être le grand gagnant qui non seulement a pu et su résister à toutes les attaques américaines, mais qui reste surtout maître du détroit d’Ormuz, que Donald Trump voulait désespérément faire passer pour un trophée de guerre et le signe incontestable d’une victoire qui, pourtant, lui échappe encore à ce jour.
D’ailleurs, le locataire de la Maison Blanche qui multipliait les sorties médiatiques et les déclarations, de jour comme de nuit, sur le conflit, observe un silence étrangement inhabituel si ce n’est sa seule et dernière sortie, où il a menacé de sanctions tout pays qui aiderait l’Iran, d’une manière ou d’une autre, écrivant sur son réseau social Truth Social, « j’annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d’offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l’Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques ».
Mais cela ne peut masquer les difficultés dans lesquelles se débat Trump, à commencer par le désormais scandale du porte-avions Abraham Lincoln, déployé en mer depuis des mois à cause de la guerre, et où les conditions de vie des marins sont devenues insoutenables avec des pénuries alimentaires des défaillances sanitaires qui ont causé, selon les familles de ces marins, de graves problèmes de santé mentale et de tentatives de suicide à bord parmi l’équipage. Trump qui a récusé toutes ces accusations a néanmoins demandé le remplacement du porte-avions par le George Washington.
Et les déboires ne s’arrêtent pas là, puisque la dette du gouvernement américain a dépassé pour la première fois les 40 000 milliards de dollars, alors que les coûts d’emprunt augmentent. L’emploi lui aussi stagne, malgré une petite éclaircie en juillet. Ainsi selon les statistiques, 57 000 emplois ont été créés en juin, alors qu’il était prévu la création de 130 000. Ce qui assombrit le bilan de Trump qui s’enorgueillait d’avoir le meilleur bilan économique que tous ses prédécesseurs.
Et comme à son habitude, quand il traverse une mauvaise passe, Trump a allumé un énième contre-feu, qui jusqu’à maintenant lui permet de souffler un peu et de détourner le regard de ses déboires. En effet, son annonce de vouloir rencontrer le président nord-coréen Kim Jong-un fait la Une de toute la presse américaine et internationale. Mais jusqu’à quand, car le cauchemar iranien ne le lâche pas et lui colle à la peau comme un sparadrap.
— Par Abdelmadjid Blidi