La mort au quotidien
Il y’a une fausse illusion et un mensonge permanent qui veut faire croire que les choses vont mieux à Ghaza, et que la situation se serait améliorée depuis le dernier trimestre de l’année dernière 2025. Un mensonge nourrit de deux façon par les médias internationaux, notamment les médias occidentaux, qui ont fait le choix de faire croire en ce sentiment, ou tout simplement en faisant le choix de ne plus parler de Ghaza et de la souffrance de ses habitants, donnant ainsi l’impression que le problème ghazoui est résolu et qu’il ne fait plus la Une depuis la signature du cessez-le-feu au mois d’octobre dernier.
Un cessez-le-feu, et cela se vérifie chaque jour sur le terrain, qui n’a jamais été respecté par la partie sioniste, alors que le Hamas a remis tous les otages, morts ou vivants à l’armée sioniste. Mais cela n’a rien changé dans la stratégie du criminel Netanyahou qui continue sa politique du massacre à grande échelle. Ainsi les bombardements n’ont jamais cessé et il ne se passe pas un jour sans que des Palestiniens soient tués.
A côté de celà, les frontières restent encore fermées et l’aide humanitaire soumise à un blocus hermétique où rien ne passe, laissant les rescapés des tueries face à une mort lente et inéluctable. Une situation qui a été dénoncée par plusieurs Organisations Non Gouvernementale ( ONG) et agences onusiennes à l’image de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), qui a rappelé que le gouvernement sioniste continue toujours son blocus imposé à Ghaza empêchant l’entrée de toute aide humanitaire. Pourtant ils sont des milliers de camions à attendre, en Egypte et en Jordanie, depuis mars dernier à pouvoir enfin passer et livrer cette aide à une population qui n’a de cesse d’appeler au secours. Pour l’agence onusienne, ces aides vitales «sont prêtes à être acheminées». L’UNRWA a estimé, par ailleurs, qu’«il n’y a pas de temps à perdre pour sauver la population de Ghaza et que la communauté internationale ne doit pas permettre une telle situation».
Mais il faut dire que cette fameuse communauté internationale regarde déjà ailleurs, et a détourné les yeux de la souffrance de plus de deux millions d’êtres humains, qui sont sous la menace directe d’une mort atroce à cause de la famine, du manque de soins et de médicaments avec une infrastructure hospitalière qui a été totalement détruite par la horde sioniste. La mort est toujours là et fait partie intégrante du quotidien de la population ghazaouie.
Par Abdelmadjid Blidi