EDITO

La naissance d’un géant minier

L’Algérie vient de franchir, ces derniers jours, une nouvelle étape dans son ambition d’émergence. Le gisement de Gara Djebilet est un signal majeur annonçant l’arrivée de l’Algérie dans le gotha des grands pays miniers mondiaux. Cette perspective s’en trouve renforcée par l’entrée en exploitation de deux autres mines, de zinc à Oued Amizour et de phosphate à Bled El Hedba, dans les tout prochains mois. L’on est donc quasi certain, dans les milieux avertis, que la promesse d’un PIB à 400 milliards de dollars à l’horizon 2027 n’est en rien de la fabulation. Les experts du monde entier s’autorisent une réflexion opportune, celle de relever la montée en puissance de l’industrie minière algérienne. Ce n’est pas une supposition, c’est désormais un fait avéré et une donnée géoéconomique d’importance, tant au niveau africain qu’à l’échelle internationale. Cette vérité, aujourd’hui établie, en ce sens que les projets miniers ne se contentent pas de l’exploitation des réserves, mais bien plus. On parle en Algérie de montée dans l’échelle des valeurs de l’ensemble des industries qui se développent déjà en Algérie. La transformation des minerais est une étape centrale, pensée et développée en amont des chantiers. Cette réflexion globale met l’Algérie sur une rampe de lancement et ce ne sont pas les partenaires qui manquent pour l’accompagner dans une ascension historique. En effet, en valorisant ses vastes ressources naturelles, le pays s’inscrit dans une stratégie claire de diversification, visant à réduire sa dépendance aux hydrocarbures. La modernisation de ses infrastructures, l’amélioration du cadre réglementaire et l’attraction des investissements étrangers ont également été pensés et sont aujourd’hui une réalité économique à travers les 19 000 projets inscrits à l’AAPI. Tous ces éléments d’une super structure cohérente jouent un rôle crucial dans cette montée en puissance. L’Algérie se positionne ainsi comme un acteur incontournable dans le secteur minier mondial, mais ambitionne aussi d’être un géant africain de la chimie, des énergies renouvelables, de l’industrie mécanique, des nouvelles technologies… C’est ce que prévoit la vision à moyen terme du pays. L’industrie minière sera la dorsale qui permettra à l’Algérie une parfaite intégration économique. Cet objectif a toutes les chances d’être atteint.

L’Algérie, par ses avancées minières et ses ambitions industrielles, se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire, celle d’un pays moteur pour l’Afrique et un acteur clé à l’échelle internationale. Son potentiel, encore en devenir, laisse entrevoir un avenir prometteur où elle pourrait jouer un rôle de premier plan dans la redéfinition des équilibres économiques mondiaux et africains, consolidant ainsi son statut de grande puissance minière et industrielle du 21e siècle.

Par Nabil.G

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