EDITO

L’énergie qui sauvera l’Algérie

L’option du développement des énergies renouvelables est à chaque fois confirmée par les responsables politiques. Preuve de cette volonté d’aller de l’avant dans cette politique est la décision de confier à Sonelgaz la réalisation de 11 centrales solaires. Cela en plus de 2000 autres mégawatt qui seront lancés en novembre prochain. Un simple calcul nous amène à comptabiliser quelques 4400 mégawatt d’électricité renouvelable à courte échéance. Dans quelques années, le pays trônera en tête de liste de pays arabes et africains en termes de production d’énergie propre. Mais cette perspective est, bien entendu, conditionnée par le démarrage effectif des projets et leur aboutissement ce qui n’est pas gagné, sachant les nombreux reports que connaît ce dossier depuis 2011, année de la conception de la stratégie énergétique du pays. De révision en révision, la dernière mouture parle de 12.000 mégawatt à l’horizon 2030. Ce qui devrait représenter 40% de la production nationale d’électricité.

Le challenge que s’est donné l’exécutif est de nature à faire entrer le pays dans l’ère de l’après pétrole avec des atouts de taille. Cela est d’autant plus vrai que la réalisation du gazoduc Algérie-Italie est porteur d’un grand espoir de faire de l’Algérie une nation centrale dans la fourniture de l’Europe en énergies renouvelables. L’hydrogène vert et le câble électrique reliant l’Algérie au vieux continent sera produit par les 12.000 mégagawatt du Solaire. Un gain à un triple niveau, puisqu’il sera question d’économiser le gaz naturel, diversifier les ressources énergétique en interne et exporter une énergie durable et peu chère. Grâce à cette belle réalisation stratégique, le pays s’offre une sécurité énergétique à longue échéance, puisqu’au final, il ne s’agira pas de se satisfaire des12.000 mégawatt, vu l’indice d’ensoleillement et les vastes territoires dont dispose l’Algérie.

C’est dire que l’équation énergétique est en voie de résolution, si la volonté politique est accompagnée par un professionnalisme de rigueur dans le montage de tous les projets initiés, aujourd’hui et dans le futur. L’enjeu est de taille et l’Algérie dispose de quelques décennies pour se faire une place de choix dans le nouvel ordre mondial où, comme l’ancien, l’énergie jouera un rôle essentiel. Il ne s’agit pas seulement d’installer des centrales clé en main ou avec un certain taux d’intégration. Il est urgent de doter le pays d’une véritable industrie énergétique qui repose sur le solaire, l’hydrogène vert et le nucléaire.

Cela ne peut objectivement se concevoir sans des investissements conséquents dans la recherche scientifique. Il est évident que la filière des énergies renouvelables est naissante et tous le pays a intérêt à prendre le train de l’innovation dans cette filière. Et c’est ce qui sauvera l’Algérie.

Par Nabil.G

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