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Le dernier quart d’heure avec la diversification…

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Ce dicton trouve une application dans la hausse relative des prix du pétrole sur le marché international. C’est ainsi que le malheur des pays consommateurs englués dans un hiver «monstrueux» , fait le bonheur des pays producteurs, tout contents d’offrir à leur société une petite lucarne d’espoir, même si celle-ci donne sur un espace-temps assez réduit compte tenu des tendances générales du marché pétrolier mondiale. Et pour cause, tous les économistes savent que ce n’est pas la hausse du prix du brut qui participe à booster l’économie mondiale, mais plus tôt le contraire. En tout cas, c’est ce que pense le président américain, dont le souci premier est de ramener le baril à sous la barrière des 50 dollars. L’hiver rigoureux et sa campagne contre l’Iran contredisent ses plans, même si la donne géopolitique est de plus en plus maîtrisable, ces deux dernières années. En attendant, c’est bien le dynamisme des principales poches de croissance qui provoque la hausse de l’or noir sur les places boursières internationales. Mais ces poches-là qui ne sont pas au rendez-vous, sont heureusement remplacées par l’activité météorologique.
Dans ce qui arrive au pétrole présentement ouvre une telle perspective réduite, mais réelle pour un pays comme l’Algérie qui s’emploie à diversifier son économie et a encore besoin d’un prix du pétrole soutenu pour parfaire le processus engagé. L’enjeu est de poursuivre sur la même lancée pour éviter un possible désinvestissement, susceptible d’amener une fragilité économique, dans un contexte transitoire sensible.
Face à cette situation, l’Algérie a déjà pris des mesures pour atténuer les effets négatifs d’une éventuelle chute des prix. Parmi celles-ci, l’ouverture de fenêtres d’investissement à travers des banques de développement, notamment celles auxquelles le pays est affilié, permet de sécuriser les financements pour des projets structurants. Ces initiatives visent à renforcer la résilience économique du pays et à garantir une certaine stabilité, même lorsque les conditions du marché fluctuent. Ainsi, l’impact d’un recul des prix du pétrole pourrait être significativement atténué, voire neutralisé, grâce à ces stratégies.
Enfin, il est important de souligner que le contexte géopolitique et climatique joue un rôle crucial dans la dynamique actuelle. La conjonction de tensions géopolitiques, comme celles autour de l’Iran, et de phénomènes météorologiques extrêmes, offre à l’Algérie un sursis précieux. Ce délai permet d’affiner ses politiques économiques et de renforcer ses capacités à faire face à d’éventuelles turbulences futures. Faut-il le rappeler, cette conjoncture arrive à point nommé, offrant une marge de manœuvre pour consolider les acquis et poursuivre la voie de la diversification, tout en profitant des hautes oscillations du marché pour sécuriser ses revenus et investir dans son avenir.

Par Nabil.G

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