Les défis du Ramadhan
En Conseil des ministres, en réunion du gouvernement au niveau des autorités wilayas, dans l’ensemble des assemblées communales, un seul mot d’ordre : faire tout ce qu’il faut pour que le citoyen n’ait pas à payer les aléas commerciaux qui généralement gâchent la fête. Cette démarche ne se limite pas à des déclarations ou à des intentions, mais s’exprime déjà par des actions concrètes. Le mot d’ordre est on ne peut plus clair et unanime : faire tout ce qui doit être fait pour que le citoyen ne subisse pas les aléas commerciaux qui, chaque année, viennent ternir l’esprit festif du mois sacré. Des mesures efficaces pour réguler le marché, encourager les opérateurs économiques à respecter des prix raisonnables, et renforcer le contrôle sur toute la chaîne commerciale sont mises en place.
Le président de la République, conscient de l’enjeu social, a lui aussi exprimé sa volonté de casser l’offensive des spéculateurs qui cherchent à profiter de la vulnérabilité des consommateurs. Sa détermination à lutter contre la hausse abusive des prix durant le Ramadhan est un message fort adressé à toutes les parties prenantes. La politique de fermeté adoptée ces dernières années, notamment par l’application stricte de lois anti-spéculation et de sanctions contre les prédateurs du commerce, a déjà porté ses fruits. L’inflation ramadanesque, qui était une constante dans le passé, a considérablement reculé grâce à ces efforts.
Mais cette victoire doit être consolidée par de nouvelles initiatives. L’État doit continuer à jouer un rôle moteur en soutenant des opérations de stockage stratégique, en facilitant la mise à disposition des produits essentiels à des prix abordables, et en encourageant la production locale pour réduire la dépendance aux importations. De plus, il est essentiel d’accompagner ces mesures par une communication claire et transparente, afin de sensibiliser les citoyens et les opérateurs économiques à l’importance d’un comportement responsable et solidaire.
Par ailleurs, la communauté des opérateurs économiques a un rôle déterminant à jouer dans cette dynamique. Leur engagement volontaire, leur responsabilité sociale et leur volonté de contribuer à la stabilité du marché durant cette période peuvent faire toute la différence. En se mobilisant pour limiter la spéculation et en pratiquant des prix justes, ils contribueront à renforcer la cohésion sociale et à préserver l’esprit de fête qui anime le Ramadhan.
En somme, le maintien des prix à leur niveau d’avant le Ramadhan n’est pas seulement une nécessité économique. C’est également un acte de justice sociale. Elle doit s’acquérir grâce à une volonté politique ferme, soutenue par la mobilisation de la communauté des opérateurs économiques, afin que chaque Algérien puisse vivre pleinement cette période de partage et de spiritualité, sans le poids du coût de la vie.
Par Nabil.G