
Lors d’une réunion présidée par le Premier ministre : le Gouvernement examine la création d’une autorité portuaire nationale
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du Gouvernement consacrée à l’examen de plusieurs dossiers stratégiques portant sur la gouvernance des infrastructures portuaires, la modernisation du secteur agricole ainsi que le renforcement de la formation professionnelle des jeunes.
La réunion a notamment été marquée par l’examen d’un cadre juridique relatif à la création d’une autorité portuaire nationale, d’un projet de décret exécutif instituant le Conseil national de la mécanisation agricole, ainsi que par la présentation du programme « Sanaa », destiné à améliorer l’employabilité des jeunes, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre. Selon le communiqué, cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des hautes instructions du président de la République visant à renforcer les mécanismes de gouvernance dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale.
Dans ce contexte, le Gouvernement a entamé l’examen d’un cadre juridique relatif à la mise en place d’une autorité portuaire nationale, appelée à assurer les missions de service public liées au développement, à l’entretien, à la gestion, à la préservation et à la conservation du domaine public portuaire. Cette nouvelle structure devra ainsi contribuer à une meilleure organisation de la gestion des infrastructures portuaires et à l’amélioration de leur efficacité, dans le cadre d’une approche visant à moderniser ce secteur considéré comme un levier essentiel du développement économique et du commerce extérieur.
Par ailleurs, un projet de décret exécutif portant création du Conseil national de la mécanisation agricole a été examiné lors de la même réunion, tout en définissant ses missions, son organisation et son fonctionnement. Le communiqué précise que ce texte intervient en application des directives du président de la République et vise à instituer un cadre national de gouvernance chargé de définir, de coordonner et de suivre la mise en œuvre de la stratégie nationale de mécanisation agricole. À travers cette nouvelle instance, les pouvoirs publics entendent promouvoir le développement du machinisme agricole, accélérer la modernisation des exploitations agricoles, améliorer leur rendement et leur productivité, tout en contribuant à la consolidation de la souveraineté alimentaire nationale. Cette démarche s’inscrit dans la politique nationale de développement du secteur agricole, considéré comme un pilier fondamental de la diversification économique et de la sécurité alimentaire du pays.
Au cours de cette réunion, le Gouvernement a également entendu une communication consacrée au programme « Sanaa », présenté comme un dispositif opérationnel destiné à la formation des jeunes et à leur préparation aux exigences du marché du travail. Selon les explications fournies, ce programme a pour ambition de doter les jeunes des compétences professionnelles, techniques et pratiques recherchées par les entreprises. Il vise à les initier à différents métiers et à renforcer leurs capacités grâce à des parcours de formation, des programmes de mentorat ainsi qu’un accompagnement personnalisé leur permettant de découvrir plusieurs professions et d’acquérir les qualifications nécessaires à leur insertion professionnelle. Afin de garantir un accès plus large à cette initiative nationale, les horaires de formation ont été aménagés de manière à inclure également les séances en soirée ainsi que durant les week-ends. Cette organisation permettra à toutes les catégories de jeunes, notamment ceux ayant des contraintes professionnelles ou personnelles, de bénéficier des différentes formations proposées.
Selon le même communiqué, le programme « Sanaa » répond aux besoins croissants de l’économie nationale en matière de main-d’œuvre qualifiée. Il constitue également un instrument d’appui aux politiques publiques visant à favoriser la création de richesse, à stimuler l’emploi et à encourager l’entrepreneuriat chez les jeunes, tout en renforçant l’adéquation entre les compétences disponibles et les besoins réels du marché du travail.
Mohand S



