Pour une amélioration de la forme et du contenu des débats entre les pouvoirs publics et la population
Le wali d’Oran, a organisé lundi dernier une rencontre avec des citoyens, des représentants de la société civile, des porteurs de projets et des investisseurs locaux. Une initiative inscrite dans le cadre de la politique de dialogue et de renforcement des liens entre l’administration et la population.
Durant cette rencontre, le wali a pris note de bon nombre de questions, de préoccupations et de suggestions exprimées par les acteurs sociaux dans différents domaines. De la vie sociale collective aux projets de développement local, en passant par l’amélioration du cadre urbain et les procédures d’investissement, des sujets nombreux et épars ont été abordés au cours de cette séance. Selon un cadre syndical présent, des réponses et des explications ont été fournies à chaque intervenant par le wali qui a beaucoup insisté sur la nécessité de respecter «les cadres légaux et la réglementation en vigueur» dans tous les domaines de l’activité sociale quotidienne.
Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont applaudi à ce genre de rencontre, tout en estimant toutefois que son impact reste plutôt limité en raison de certaines insuffisances constatées dans ce mode de communication institutionnelle. Il est vrai, estiment des observateurs avisés qu’il serait peut-être plus judicieux de spécialiser l’ordre du jour de telles rencontres par thèmes spécifiques à chaque catégorie de préoccupations et de questionnements. L’investissement, la création d’emploi, le développement économique, la promotion du tourisme ou le renforcement des collectivités locales en infrastructures routières, sociales ou éducatives sont autant de questions pouvant nécessiter des débats approfondis avec des acteurs sociaux avisés et les organismes concernés, dont l’université, l’agence du développement, ou encore les membres de la chambre du commerce.
La maîtrise de la gestion de l’hygiène et de la propreté, l’éradication des «points noirs» signalés, l’embellissement du cadre urbain, la qualité des services publics, et bien d’autres questions liées à des préoccupations immédiates des citoyens méritent de leur côté des rencontres d’évaluation avec les élus et les représentants du mouvement associatif dans ses différentes composantes. L’instauration d’un climat de confiance serein et durable entre les habitants et les pouvoirs publics, notamment les institutions de gestion des affaires locales, ne relève pas seulement d’une rencontre avec des acteurs sociaux de différents profils, mais implique toute une stratégie de communication également fondée sur un examen et une évaluation des bilans dans les différents segments des politiques publiques mises en oeuvre localement.
A l’approche de la fin du mandat en cours des assemblées populaires communales, la question des résultats et des bilans revient de nouveau avec insistance au débat de l’opinion locale. Dans un passé récent, et même récemment, plusieurs maires et élus locaux ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour mauvaise gestion, détournement de fonds, et autres dérives administratives ou financières. Avant la fin de mandat d’une assemblée locale, il serait opportun pour les administrés de connaître en toute transparence le bilan de gestion de leur APC, d’évaluer l’efficacité des actions et des projets engagés et de déterminer les carences et les défaillances dans la gestion des biens communaux, des budgets, des marchés publics, et du cadre de vie collectif…
Par S.Benali