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Pr Issam Frigaa : la numérisation, une priorité pour l’Agence nationale du sang

Pr Issam Frigaa

La numérisation, une priorité pour l’Agence nationale du sang

À l’occasion de la Journée nationale des donneurs de sang, le directeur général de l’Agence nationale du sang (ANS), le Pr Issam Frigaa, a souligné l’importance de la numérisation pour améliorer la gestion des dons, assurer la traçabilité des produits sanguins et disposer de données fiables en temps réel.

La numérisation figure parmi les priorités de l’Agence nationale du sang (ANS). C’est ce qu’a affirmé hier à Alger, le Pr Issam Frigaa, également chef du service du Centre d’hémobiologie et de transfusion sanguine au CHU Mustapha-Pacha, lors de son intervention sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne. L’hôte de la Radio a rappelé que le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, avait donné des instructions claires pour accélérer la mise en place d’un système numérique performant. L’objectif est de permettre à l’Agence de mieux assurer les 21 missions qui lui sont confiées par le décret de 2009. Pour réussir ce chantier, le Pr Frigaa compte s’appuyer sur l’expérience acquise dans la numérisation du Centre d’hémobiologie et de transfusion sanguine du CHU Mustapha-Pacha. Il estime toutefois que cette transformation nécessite une stratégie claire, un accompagnement du changement et des outils numériques adaptés. À terme, ce système devrait permettre de suivre en temps réel plusieurs indicateurs, notamment la satisfaction des donneurs, leur recrutement, la régularité des dons et la participation des femmes.

Parmi les premières mesures engagées depuis sa prise de fonction à la tête de l’ANS, le 11 octobre dernier, le Pr Frigaa a annoncé l’adoption de deux identifiants distincts : l’un pour les dons de sang et l’autre pour les donneurs. L’identifiant des dons sera unique et non réutilisable. Il permettra notamment de suivre l’activité de chaque centre collecteur et d’améliorer la traçabilité des produits sanguins labiles. De son côté, l’identifiant des donneurs contribuera à la constitution d’un fichier national des donneurs de sang, une mission importante de l’Agence.

Le directeur général de l’ANS a également mis en évidence les limites du système actuel, notamment pour connaître avec précision les stocks de sang disponibles dans les différentes structures du pays. Aujourd’hui, il est difficile d’obtenir une vision instantanée des réserves des 277 structures concernées.

À titre d’exemple, connaître le nombre de concentrés de globules rouges de groupe O négatif disponibles à l’échelle nationale nécessite un recueil de données pouvant prendre au moins 48 heures. La mise en place d’un système numérique doit ainsi permettre d’améliorer la circulation de l’information et de faciliter le suivi des stocks, un enjeu essentiel pour répondre efficacement aux besoins des patients.

Enfin, revenant sur le bilan de l’année 2025, le Pr Issam Frigaa a indiqué que l’Algérie avait enregistré plus de 741 000 dons de sang, répartis entre 270 banques de sang et structures. Un volume qui souligne l’importance de moderniser la gestion des dons et de renforcer les outils de suivi à l’échelle nationale.

Noreddine Oumessaoud

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