Secteur de la gynéco-obstétrique : une réelle volonté d’amélioration
On a appris la semaine dernière que les travaux d’aménagement et de modernisation du service de gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier universitaire d’Oran seraient en voie d’achèvement imminent. Ces travaux lancés il y a quelque temps déjà concernent la rénovation complète des blocs opératoires afin qu’ils puissent répondre aux normes internationales en matière de sécurité, d’hygiène et de stérilisation.
Une unité intégrée dédiée aux césariennes a été aménagée et des salles ont été entièrement réhabilitées afin d’assurer une prise en charge efficace des urgences obstétricales. Deux nouvelles salles d’opérations dotées d’équipements de dernière génération ont été aménagées au troisième étage du grand service ainsi que la mise en place d’une unité spécialisée en chirurgie laparoscopique permettant des interventions moins invasives et réduisant les complications postopératoires et les durées d’hospitalisation. On annonce également qu’une nouvelle salle d’opération a été aménagée «afin de répondre à la demande croissante en actes chirurgicaux, notamment pour les patientes venant de différentes wilayas de l’Ouest du pays».
Une extension, indiquent les services concernés qui «vise à améliorer la fluidité des prises en charge et à réduire les délais d’attente. Lors d’une visite des lieux , le responsable de l’établissement a souligné que «cette opération constitue une première étape d’un programme plus large de modernisation qui concernera progressivement l’ensemble des unités hospitalières». Il suffit de consulter les archives numériques de la presse oranaise pour se rendre compte du grand nombre d’opérations d’aménagement, de rénovation et de réhabilitation qui ont été menées durant ces quarante dernières années au chevet du vieux CHU d’Oran.
Notamment au niveau du service de gynécologie-obstétrique . Des opérations d’entretien du bâti et de réhabilitation globale de l’hôpital ont souvent été engagées dans un passé récent sans réussir pour autant une transformation structurelle durable du vieil établissement. Car après chaque cycle de rénovation, on constate le retour à la dégradation pour des raisons systémiques. liées, explique un expert, à une infrastructure historiquement inadaptée, construite en 1877, il y a plus d’un siècle et marquée par une architecture pavillonnaire ancienne, difficile à moderniser réellement. On sait également que le service de maternité d’Oran subit une pression démographique écrasante et reçoit les patientes d’Oran et d’autres wilayas voisines.
Une surcharge chronique qui ne pouvait que accélérer l’usure des équipements. Pris dans une logique administrative de “chantier permanent” l’état des lieux du secteur de la gynéco-obstétrique à Oran a certes connu ces dernières années une légère amélioration.
Cette réelle volonté d’amélioration se heurte aussi à la saturation persistante de services surchargés et de temps d’attente longs. Le CHU reste une sorte de « dernier recours», et donc toujours sous pression.
Par S.Benali