Oran Aujourd'hui

Session de l’APC d’Oran : entre dossiers stratégiques et polémiques sur la gestion courante

Les travaux de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée populaire communale tenue en fin de semaine dernière ont été marqués par un débat autour de l’apport financier exceptionnel de 530 milliards de centimes accordé par l’État à la commune d’Oran pour 2026. Plus de la moitié de cette enveloppe, affectée par le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales et de la wilaya, soit environ 329 milliards de centimes, est destinée à la revalorisation des salaires des agents communaux, conformément aux orientations nationales des pouvoirs publics concernant la hausse progressive des revenus à partir de 2026.
Les responsables locaux y voient une avancée significative susceptible de réduire les tensions sociales et d’améliorer le climat professionnel au sein des services municipaux. 52,7 milliards de centimes sont consacrés à l’intégration sociale, 50 milliards de centimes sont réservés au fonctionnement des cantines scolaires et une enveloppe de 100 milliards de centimes est consacrée à la compensation dite de « moins-value fiscale », liée aux déductions sur les recettes des impôts locaux. La majorité des élus ont estimé que «ces ressources arrivent à un moment crucial permettant d’assurer l’équilibre budgétaire de la commune et la continuité des services publics».
Lors de cette même réunion de l’Assemblée communale, les élus ont également examiné d’autres dossiers inscrits à l’ordre du jour, notamment celui de la finalisation du découpage administratif de la commune, de la gestion des cantines scolaires, et de divers marchés publics déjà conclus et qui seraient remis en cause. Il s’agit par exemple d’une délibération portant sur la résiliation d’un contrat portant location du grand parking situé à la rue Ahmed Ben Abderrazak, mitoyen au siège de la Cnas d’Oran. Ce dossier, relevant de la direction de l’organisation et de la gestion du patrimoine communal, a donc occupé le débat municipal bien plus longtemps que ne l’ont été les discussions autour du budget, de l’équilibre financier ou de la réorganisation territoriale.
Plusieurs élus ont insisté sur la nécessité pour l’APC de respecter strictement la réglementation et de protéger son patrimoine et ses sources de revenus. L’assemblée a connu un pic de tension quand les élus ont appris que la résiliation du contrat a été motivée par le fait que «l’exploitant aurait eu des difficultés à payer son dû à la mairie en raison d’un manque de rentabilité lié au fait que des personnes ne s’acquittent pas des frais de stationnement…».
Une explication jugée par certains élus d’aléatoire et «d’irrecevable», nécessitant en tout cas plus d’éclaircissements sur les conditions initiales d’attribution du contrat de location. La délibération pour la résiliation de ce contrat a finalement été adoptée par les membres du conseil, avec néanmoins sept abstentions d’élus qui estimaient pour leur part nécessaire de savoir vraiment pourquoi l’exploitant n’aurait pas versé les redevances à la mairie après 10 mois d’exploitation du parking…
Par S.Benali

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