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Signature des contrats du projet intégré du phosphate : l’Algérie passe à la phase de réalisation

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présidé hier au siège de la direction générale du groupe Sonatrach, la cérémonie de signature des contrats relatifs à la réalisation de plusieurs infrastructures stratégiques liées au projet intégré du phosphate.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence d’un aréopage ministériel de premier plan, avec notamment Saïd Sayoud, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Abdelkader Djellaoui, ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lounas Bouzegza, ministre de l’Hydraulique, Mourad Henifi, ministre des Mines et des Industries minières, ainsi que Mme Karima Bekir Taffer, secrétaire d’État auprès du ministre des Mines. Étaient également présents les ambassadeurs de la République populaire de Chine et de la République italienne en Algérie, Nourredine Daoudi, PDG du groupe Sonatrach, ainsi que les dirigeants et représentants des entreprises partenaires et de nombreux cadres des secteurs et institutions concernés.
La cérémonie a été marquée par la signature de deux contrats stratégiques.
Le premier, conclu entre Sonatrach et l’entreprise chinoise d’ingénierie portuaire CHEC, porte sur la réalisation des infrastructures portuaires à Annaba. Le second contrat, signé avec l’entreprise italienne SAIPEM, concerne la construction des installations du projet intégré du phosphate sur les sites de Blad El Hadba (wilaya de Tébessa) et Oued El Kébrit (wilaya de Souk Ahras), selon la formule d’exécution accélérée EPC Fast Track.
Dans son allocution, M. Arkab a souligné que cette signature marque le passage effectif à la phase de réalisation sur le terrain de l’un des plus grands projets miniers et industriels structurants de l’Algérie. Il a tenu à rappeler que cette avancée concrétise les directives du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à valoriser les ressources naturelles nationales, renforcer l’industrialisation locale et instaurer une industrie de transformation à haute valeur ajoutée.
« Le projet intégré du phosphate constitue un pilier essentiel de la stratégie algérienne de diversification de l’économie nationale, compte tenu de l’importance des réserves phosphatées du bassin phosphate de l’Est et de leur complémentarité avec les potentialités nationales en gaz naturel », a-t-il expliqué. Il permettra d’établir une chaîne industrielle intégrée pour la production d’engrais et de produits chimiques connexes, répondant aux besoins du marché national tout en renforçant les exportations hors hydrocarbures.

Un projet fondé sur quatre composantes clés

Le projet repose sur l’intégration de quatre composantes majeures : la mine de phosphate de Blad El Hadba, les unités d’enrichissement du phosphate, le complexe de transformation chimique d’Oued El Kébrit, ainsi que les infrastructures logistiques, notamment l’extension des installations portuaires d’Annaba et le réseau de transport ferroviaire. Ces aménagements garantiront une prise en charge globale du transport des matières premières et des produits finis vers les marchés nationaux et internationaux.
M. Arkab a précisé que le recours à la formule Fast Track vise à réduire les délais de réalisation. Selon le calendrier ambitieux fixé, la production de phosphate enrichi devrait débuter au premier trimestre 2027, suivie par la phase de production d’engrais au quatrième trimestre de la même année.
Il a également souligné que ce projet contribuera à la sécurité alimentaire nationale en fournissant différents types d’engrais phosphatés et azotés, tout en générant une valeur ajoutée considérable et en créant des milliers d’emplois directs et indirects, au service du développement économique et social des wilayas de l’Est du pays.
Inscrit dans une vision globale de valorisation des ressources minières nationales et de développement des industries de transformation connexes, le projet permettra à l’Algérie de passer de l’exportation de matières premières à la production et à la commercialisation de produits industriels à forte valeur ajoutée. Il confortera ainsi la position du pays sur les marchés régionaux et internationaux des engrais et des produits chimiques.
Le ministre d’État a salué le niveau de coopération avec les partenaires italiens et chinois, réaffirmant que l’Algérie, à travers ces partenariats, aspire à une collaboration équilibrée fondée sur le transfert de technologie, l’échange d’expertises, le développement des compétences nationales et le renforcement du contenu local, au service d’intérêts communs et de l’attractivité du pays pour les grands investissements industriels.
En clôture de la cérémonie, M. Mohamed Arkab a réaffirmé l’engagement de l’ensemble des secteurs et institutions concernés à poursuivre la coordination et le suivi de proximité afin de garantir le respect des délais de réalisation et l’atteinte des objectifs fixés. Le projet intégré du phosphate s’affirme ainsi comme un levier de développement durable, de renforcement de la sécurité alimentaire, de diversification des revenus nationaux et de consécration de la place de l’Algérie en tant qu’acteur régional et international dans l’industrie des engrais et des produits chimiques à valeur ajoutée.

Noreddine Oumessaoud

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