dimanche , 2 octobre 2022
<span style='text-decoration: underline;'>L’Algérie à l’Assemblée générale de l’ONU</span>:<br><span style='color:red;'>«Un partenaire solide pour la paix»</span>

L’Algérie à l’Assemblée générale de l’ONU:
«Un partenaire solide pour la paix»

Ramtane Lamamra a lancé la campagne de promotion de la candidature de l’Algérie à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période qui s’étend de 2024 à 2025, lors des élections qui se tiendront dans le cadre de la 77ème session de l’Assemblée générale en juin 2023.

Les Etats Unis d’Amérique considèrent l’Algérie comme «un partenaire solide pour la paix et la stabilité dans la région et le continent africain». Le propos, tenu à New York, est de la responsable du département d’Etat américain, chargée des Affaires du Proche Orient, Barbara Leaf. Cette reconnaissance du poids de l’Algérie dans son espace d’influence géopolitique est aussi un témoignage de son rôle majeur dans la gestion des crises au Sahel et l’efficacité de sa diplomatie, dont la force a toujours été un facteur de paix en Afrique. Mme. Leaf qui s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, en marge de la 77e session de l’assemblée générale de l’ONU a abordé avec son hôte «la coopération américano-algérienne sur la stabilité régionale», rapport dans un twitt le Bureau des affaires du Proche Orient au département d’Etat. Les discussions ont également porté sur «la paix et le prochain sommet de la Ligue arabe» prévu les 1er et 2 novembre à Alger, précise la même source, mettant ainsi en exergue l’intérêt que porte l’administration Biden aux efforts de réunification des rangs arabes qu’entreprend l’Algérie. Outre ces dossiers, les deux diplomates ont évoqué les derniers développements de la situation internationale dominée notamment par le conflit en Ukraine, la question palestinienne, la crise libyenne ainsi que la situation au Sahel.
La multiplicité des sujets abordés met en évidence l’apport de l’Algérie dans tous les processus de paix. Ce qui l’encourage à candidater pour un siège au Conseil de Sécurité. A ce propos, Ramtane Lamamra a lancé ce mardi la campagne de promotion de la candidature de l’Algérie à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période qui s’étend de 2024 à 2025, lors des élections qui se tiendront dans le cadre de la 77ème session de l’Assemblée générale en juin 2023.
A cette occasion, des panneaux exhibant la candidature algérienne au Conseil de sécurité ainsi que celle de membre du Conseil des droits de l’homme ont été déployés dans l’enceinte de l’ONU. De même qu’une brochure mettant en exerce les orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune en matière de politique étrangère ainsi que les principales dates marquant l’histoire de la diplomatie algérienne ont été distribués aux délégations participant aux travaux de la session en cours de l’Assemblée générale.
Abordant les grands axes des priorités de l’Algérie qui ambitionne d’apporter sa contribution à l’action du Conseil de sécurité, le ministre Lamamra a notamment souligné l’impératif de focaliser les efforts sur le renforcement de la paix et la sécurité internationales, la promotion des principes et valeurs du non alignement et d’un Multilatéralisme revigoré et le renforcement des partenariats ainsi que la poursuite de la lutte antiterroriste et contre le crime international organisé. Ce sont là, a-t-il fait observer, les grandes lignes des principales priorités de l’Algérie au Conseil de sécurité.
Ce qui confère toutes ses chances à l’Algérie de réussir son élection au Conseil de sécurité, c’est manifestement son combat permanent en faveur des pays en développement. La plaidoirie de son ministre des Affaires étrangères en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, en témoigne. En effet, Ramtane Lamamra qui a pris part à la réunion ministérielle du Groupe des amis de l’Initiative Mondiale pour le Développement, à l’invitation de son homologue chinois, M. Wang Yi, a évoqué l’initiative, lancée par le Président chinois en septembre 2021 dans le contexte de la pandémie de la Covid-19. L’Algérie, rappelle-t-on, a été parmi les premiers pays à rejoindre ce groupe qui comprend aujourd’hui une soixantaine d’Etats membres.
A l’occasion de cette réunion, M. Lamamra a affirmé que dans le contexte actuel des relations internationales marqué par la montée des tensions géopolitiques et l’aggravation des répercussions socio-économiques de la pandémie de la Covid-19, il est crucial pour les Etats membres de l’ONU d’œuvrer collectivement au renforcement de la coopération internationale pour accélérer la concrétisation des objectifs du développement durable. Il a, dans cet esprit, appelé à l’adoption d’une approche orientée vers l’action et mettant particulièrement l’accent sur les pays en développement touchés par la crise alimentaire.
En fait, la présence très remarquée de l’Algérie à l’Assemblée générale de l’ONU conforte son statut de pays non aligné, apprécié à l’est et à l’ouest pour son engagement en faveur de la paix. C’est d’ailleurs cette caractéristique qui a poussé les Américains à s’intéresser de près au prochain Sommet arabe d’Alger.
Anissa Mesdouf