EDITO

Une guerre de propagande

“On va l’emporter, on gagne toujours.” C’est là la dernière déclaration faite par le président américain, Donald Trump, ce lundi. Une assurance qui ne peut cacher que la guerre sera plus longue que les prévisions. Cette guerre entre en effet dans son douzième jour et semble bien loin de tirer vers sa fin. Douze jours c’était le temps qu’avait pris la dernière guerre de juin dernier contre l’Iran, où Américains et Israéliens avaient crié victoire, annonçant que les frappes avaient atteint leurs objectifs et durement frappé les capacités nucléaires du pays, assurant que l’Iran ne pourra pas remettre son programme nucléaire en marche avant une dizaine d’années.
Mais voilà que le discours change en cette fin du mois de février, et ne soit déclarée une deuxième guerre pour, disaient les mêmes agresseurs, priver l’Iran d’avoir l’arme nucléaire. Et le 28 février les attaques américano-sionistes frappent durement Téhéran éliminant de hauts responsables iraniens dont le guide suprême Ali Khamenei. Depuis, les bombardements n’ont pas cessé sur Téhéran et d’autres villes iraniennes faisant des centaines de morts. Mais sans pour autant atteindre les objectifs déclarés.
Il faut dire que le régime iranien tient toujours et fait plus que résister, en procédant à son tour à des grappes sur des villes de l’entité sioniste, mais aussi en attaquant les pays du Golfe où sont stationnés des forces américaines et où se trouvent des bases US.
Une guerre qui touche aujourd’hui toute la région du Moyen-Orient, avec un acharnement sioniste contre le Liban où on dénombre déjà 486 morts à Beyrouth et au sud du pays. Il faut dire que Netanyahou veut profiter de ce moment pour accentuer sa politique d’agression dans divers endroits et pays. Maintenant qu’il sait que Trump ne peut plus reculer et qu’il est à fond sur la ligne de son premier allié, il veut aller au bout de ses objectifs, en espérant pouvoir, le moment des élections venues, se maintenir au pouvoir.
Cette guerre, en grande partie,ne se joue pas qu’à coups de canons et de missiles, mais se joue aussi sur un autre front tout aussi important, qu’est celui de la communication. Et là aussi, la paquet est mis pour mettre au devant le narratif des agresseurs qui veulent se présenter comme les sauveurs du peuple iranien et du monde entier. Une communication qui n’est en fait qu’une puissante propagande qui veut mettre en avant le récit des “ bons” contre les “mauvais.” Et tout celà se fait dans le piétinement le plus total du droit international, sans que personne ne trouve rien à redire. De ce côté-là, c’est silence radio.

Par Abdelmadjid Blidi

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