Oran Aujourd'hui
Voirie et sécurité routière : le défi d’une maintenance permanente
Voirie et sécurité routière : le défi d’une maintenance permanente
Dans certaines zones de la wilaya d’Oran, les accidents de la circulation ne sont pas uniquement le résultat d’imprudences individuelles. Ils sont aussi le reflet d’un environnement routier qui, par endroits, continue de présenter des défaillances connues depuis des années. L’identification récente de vingt-six « points noirs » sur le réseau routier urbain constitue, à ce titre, une initiative bienvenue. Elle traduit une volonté des pouvoirs publics de renforcer la sécurité des usagers et d’engager des actions ciblées pour réduire les risques.
La création d’une commission regroupant les services de sécurité, les collectivités locales et les différents intervenants répond à une nécessité : établir un diagnostic précis et coordonner les interventions.
Élargissement de certaines voies, pose de glissières métalliques, amélioration de la signalisation, élagage des arbres réduisant la visibilité, renforcement des contrôles… autant de mesures qui devraient contribuer à rendre la circulation plus sûre.
Les points noirs ne surgissent pas du jour au lendemain. Ils sont souvent l’aboutissement de plusieurs années d’entretien insuffisant, d’aménagements inachevés ou d’un suivi technique irrégulier. La mission d’observer, de prévenir et de corriger les défaillances du réseau routier devrait relever d’une action permanente des services techniques communaux et des gestionnaires de la voirie. Une chaussée qui se dégrade, un marquage au sol qui disparaît, un panneau de signalisation masqué par la végétation, un éclairage défectueux ou un carrefour saturé ne devraient jamais attendre qu’un accident dramatique ou une commission d’enquête impose leur prise en charge.
L’actualité oranaise fournit d’ailleurs plusieurs exemples révélateurs. Il y a quelques semaines encore, les autorités de wilaya avaient adressé un ultimatum à plusieurs entreprises chargées du bitumage afin qu’elles reprennent des chantiers interrompus depuis plusieurs mois. Dans plusieurs quartiers, les travaux de réfection de la chaussée avancent lentement, laissant subsister des déviations improvisées, des chaussées dégradées et des conditions de circulation difficiles.
À cela s’ajoute un autre problème régulièrement évoqué : l’effacement des bandes blanches, des passages piétons devenus presque invisibles, ainsi que l’absence ou la dégradation de nombreux panneaux de signalisation. Malgré les budgets consacrés chaque année à l’entretien urbain, ces équipements essentiels restent parfois négligés alors qu’ils constituent la première ligne de prévention des accidents.
Les difficultés ne concernent pas uniquement les infrastructures. Le stationnement anarchique, l’occupation des trottoirs, l’installation de commerces informels aux abords des carrefours, les arrêts irréguliers de certains transports collectifs ou encore la multiplication des deux-roues accentuent quotidiennement les situations dangereuses.
Là encore, les campagnes ponctuelles de contrôle ne peuvent remplacer une présence permanente sur le terrain. Il serait toutefois injuste d’ignorer les efforts entrepris ces derniers mois pour rétablir l’ordre urbain. Les opérations de démolition des constructions illicites, les campagnes de nettoyage, les travaux de réhabilitation de plusieurs axes routiers, le renforcement des contrôles de circulation ou encore les opérations de modernisation de certains carrefours témoignent d’une volonté réelle d’améliorer le cadre de vie.
L’enjeu est désormais de transformer cette logique d’intervention ponctuelle en une véritable culture de maintenance préventive. Une ville moderne ne se contente pas de réparer après coup ; elle anticipe les dysfonctionnements avant qu’ils ne deviennent des drames.
Les vingt-six points noirs recensés doivent ainsi devenir le point de départ d’une surveillance permanente du réseau routier. Car la meilleure commission restera toujours celle qui, grâce à un entretien régulier et à une gestion rigoureuse de la voirie, n’aura plus à constater ce qui aurait pu être évité.
La création d’une commission regroupant les services de sécurité, les collectivités locales et les différents intervenants répond à une nécessité : établir un diagnostic précis et coordonner les interventions.
Élargissement de certaines voies, pose de glissières métalliques, amélioration de la signalisation, élagage des arbres réduisant la visibilité, renforcement des contrôles… autant de mesures qui devraient contribuer à rendre la circulation plus sûre.
Les points noirs ne surgissent pas du jour au lendemain. Ils sont souvent l’aboutissement de plusieurs années d’entretien insuffisant, d’aménagements inachevés ou d’un suivi technique irrégulier. La mission d’observer, de prévenir et de corriger les défaillances du réseau routier devrait relever d’une action permanente des services techniques communaux et des gestionnaires de la voirie. Une chaussée qui se dégrade, un marquage au sol qui disparaît, un panneau de signalisation masqué par la végétation, un éclairage défectueux ou un carrefour saturé ne devraient jamais attendre qu’un accident dramatique ou une commission d’enquête impose leur prise en charge.
L’actualité oranaise fournit d’ailleurs plusieurs exemples révélateurs. Il y a quelques semaines encore, les autorités de wilaya avaient adressé un ultimatum à plusieurs entreprises chargées du bitumage afin qu’elles reprennent des chantiers interrompus depuis plusieurs mois. Dans plusieurs quartiers, les travaux de réfection de la chaussée avancent lentement, laissant subsister des déviations improvisées, des chaussées dégradées et des conditions de circulation difficiles.
À cela s’ajoute un autre problème régulièrement évoqué : l’effacement des bandes blanches, des passages piétons devenus presque invisibles, ainsi que l’absence ou la dégradation de nombreux panneaux de signalisation. Malgré les budgets consacrés chaque année à l’entretien urbain, ces équipements essentiels restent parfois négligés alors qu’ils constituent la première ligne de prévention des accidents.
Les difficultés ne concernent pas uniquement les infrastructures. Le stationnement anarchique, l’occupation des trottoirs, l’installation de commerces informels aux abords des carrefours, les arrêts irréguliers de certains transports collectifs ou encore la multiplication des deux-roues accentuent quotidiennement les situations dangereuses.
Là encore, les campagnes ponctuelles de contrôle ne peuvent remplacer une présence permanente sur le terrain. Il serait toutefois injuste d’ignorer les efforts entrepris ces derniers mois pour rétablir l’ordre urbain. Les opérations de démolition des constructions illicites, les campagnes de nettoyage, les travaux de réhabilitation de plusieurs axes routiers, le renforcement des contrôles de circulation ou encore les opérations de modernisation de certains carrefours témoignent d’une volonté réelle d’améliorer le cadre de vie.
L’enjeu est désormais de transformer cette logique d’intervention ponctuelle en une véritable culture de maintenance préventive. Une ville moderne ne se contente pas de réparer après coup ; elle anticipe les dysfonctionnements avant qu’ils ne deviennent des drames.
Les vingt-six points noirs recensés doivent ainsi devenir le point de départ d’une surveillance permanente du réseau routier. Car la meilleure commission restera toujours celle qui, grâce à un entretien régulier et à une gestion rigoureuse de la voirie, n’aura plus à constater ce qui aurait pu être évité.
— Par S.Benali