Déficits en matière d’esthétique et de finition
La majorité des wali successivement en poste à Oran n’ont pas cessé de donner des instructions fermes visant à accorder plus d’attention et d’importance à l’aspect esthétique et à la conformité des normes requises dans les travaux de finition des projets d’embellissement et de réhabilitation urbaine. Lors d’une récente réunion consacrée au projet d’aménagement et de réhabilitation de plusieurs rond points et axes routiers, le responsable local a insisté sur la nécessité de veiller à la bonne qualité des matériaux et mobiliers urbains installés dans le cadre de ces projets d’embellissement. Il est vrai que l’on peut souvent constater et déplorer ici et là certains travaux aménagements urbains, engagés dans la précipitation, sans aucune étude préalable sérieuse devant notamment délimiter et optimiser les espaces de circulation piétonne par rapport aux aires d’espaces de plantations. Au quartier HLM/USTO, l’implantation de gazon sur les allées le long de l’axe routier principal a été bien saluée par les habitants qui souffraient jusqu’ici des boues hivernales et de la poussière estivale. Mais plus de deux ans après l’opération, le gazon non taillé, laissé en l’état, est devenu une herbe haute et sauvage, écrasée en plusieurs endroits par les passages habituels obligés de résidents d’immeubles préférant la ligne droite plutôt que le contournement des espaces gazonnés. Pourquoi se demandent bon nombre d’observateurs, les concepteurs n’ont pas tenu compte des flux et des trajets de mobilité des piétons pour tracer les bordures des espaces de plantation. Des médecins installés en cabinet dans des immeubles de la cité, dont un spécialiste en maladies osseuses recevant des handicapés, un ophtalmologue, un pédiatre et un laboratoire d’analyse anapath, se plaignent et sont désolés de voir leurs patients pénalisés par une réorganisation de l’espace urbain qui ne permet plus aux véhicules d’accéder au plus près de la porte d’immeuble de leur cabinet. On peut également déplorer ce mobilier urbain constitué par de soi-disant bancs construits avec trois plaques de granito froides et grisâtres, sans aucun goût ni confort pour les vieux retraités de la cité qui rêvaient de jolis bancs en bois avec dossier reposant pour leur dos. Une aire de jeux pour enfants composée de mini-toboggan et de petites balançoires rudimentaires reste malheureusement inaccessible depuis le début de l’hiver car inondée par des flaques d’eau stagnantes ne trouvant aucune voie d’évacuation. Le wali a donc bien raison de pointer du doigt les déficits en matière d’esthétique et de finition de certains travaux d’aménagement urbains devant en principe apporter aux habitants une touche de beauté et de confort. Selon des commentaires sur les réseaux sociaux, le responsable local a eu le mérite d’évoquer et de pointer du doigt ces formes de négligences dans la conception et la finition de certains travaux engagés pour l’embellissement et la réhabilitation des quartiers. Un volet devenu de plus en plus apparent avec la multiplication des projets engagés pour améliorer le cadre de vie collectif des habitants. Avec la lutte engagée contre les dérives et les infractions à la réglementation urbaine, s’ajoute désormais la nécessaire et totale éradication des vieilles pratiques de tricheries et de médiocres improvisations jadis connues et commises dans l’impunité durant l’ancienne période sombre de gestion des affaires locales.
Par S.Benali