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Normalisation et accréditation des établissements de santé : Aït Messaoudène installe la Commission nationale d’évaluation

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a procédé, hier, au siège de son ministère, à l’installation de la Commission nationale d’évaluation pour la normalisation et l’accréditation des établissements de santé. La cérémonie s’est déroulée en présence de hauts responsables de l’administration centrale, ainsi que d’un panel de professeurs et d’experts représentant différentes spécialités.

Intervenant à cette occasion, le ministre a replacé cette démarche dans le contexte des réformes engagées au sein du secteur de la santé. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des dispositions de la loi relative à la santé, tout en répondant aux engagements de l’État visant à rehausser la qualité des prestations et à consolider les mécanismes de gouvernance du système sanitaire. Selon lui, la mise en place de cette commission marque un tournant important dans la structuration du secteur, en ouvrant la voie à l’élaboration d’un référentiel national unifié capable d’encadrer les pratiques et d’en assurer la cohérence. Le ministre a expliqué que cette décision intervient pour combler un besoin pressant d’harmonisation des normes de qualité et des outils d’évaluation des performances des établissements de santé. L’objectif est de garantir aux citoyens des services répondant aux exigences de sécurité et d’efficacité, tout en s’alignant sur les standards internationaux en vigueur. À travers cette initiative, les autorités entendent également renforcer la capacité du système à mesurer et à améliorer en continu ses performances.
Insistant sur la portée de cette mesure, Mohamed Seddik Aït Messaoudène a souligné qu’elle s’inscrit dans une vision stratégique visant à instaurer durablement une culture de l’évaluation et de l’amélioration continue. Il a indiqué que le système de santé est appelé à évoluer vers un modèle davantage axé sur la qualité des services, la performance des structures et la transparence dans la gestion, des éléments jugés essentiels pour renforcer la confiance des citoyens et consacrer le droit à la santé comme priorité nationale. Dans cette dynamique, le ministre a affirmé que la création de cette commission traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place un dispositif national d’accréditation moderne, crédible et conforme aux exigences actuelles. Ce système reposera sur des critères clairs, homogènes et rigoureux, permettant de garantir la conformité des prestations de santé aux normes nationales et internationales, tout en favorisant l’ancrage d’une véritable culture de la qualité au sein des différentes structures sanitaires.
Évoquant les attributions de cette nouvelle instance, le ministre a précisé qu’elle jouera un rôle déterminant dans l’accompagnement de la prise de décision. À ce titre, elle sera chargée d’analyser les indicateurs nationaux de performance des établissements de santé et de produire des rapports détaillés destinés à orienter les politiques publiques. Elle aura également pour mission d’organiser et de superviser le système d’accréditation, d’assurer la formation et la certification des évaluateurs, et de promouvoir les bonnes pratiques ainsi que les démarches d’amélioration continue à travers l’ensemble du secteur. Le ministre a par ailleurs mis en exergue la composition pluridisciplinaire de la commission, élaborée de manière à garantir une représentation équilibrée des différents acteurs concernés. Elle regroupe ainsi des représentants de l’administration centrale, des cadres des établissements de santé, ainsi que des experts et universitaires issus de divers domaines médicaux, scientifiques et techniques. Cette diversité est appelée à assurer une approche globale, participative et en phase avec les réalités du terrain, tout en tenant compte des évolutions observées à l’échelle internationale.
Poursuivant son intervention, Mohamed Seddik Aït Messaoudène a indiqué que cette commission vise à impulser un véritable saut qualitatif dans le fonctionnement des établissements de santé. Il s’agit, selon lui, d’améliorer de manière tangible la qualité des services offerts aux citoyens, de renforcer la crédibilité du système sanitaire et d’opérer une transition vers un mode de gestion fondé sur la performance et les résultats, rompant ainsi avec les approches strictement administratives. Cette orientation s’inscrit dans une logique de consolidation des principes de transparence, d’efficacité et de responsabilité. Le ministre a invité l’ensemble des acteurs du secteur de la santé à s’engager activement dans cette démarche et à œuvrer en étroite collaboration avec la commission. Il a insisté sur l’importance de conjuguer les efforts dans un esprit de complémentarité et de responsabilité afin d’assurer la réussite de cette initiative structurante. Réaffirmant l’engagement de l’État, il a rappelé enfin que l’amélioration de la qualité des services de santé constitue une exigence permanente et un devoir collectif, orienté avant tout vers la protection du citoyen et la préservation de sa santé.

Mohand S

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