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Lotfi Boudjemâa depuis Adrar : l’intégration pratique des nouveautés technologiques pour consacrer une véritable justice numérique

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemâa a mis en avant, samedi depuis Adrar, la nécessaire intégration pratique et la prospection des nouveautés technologiques pour la consécration d’une véritable justice numérique, à l’ère des mutations socioéconomiques.

Intervenant en ouverture d’un Séminaire régional intitulé «De la justice traditionnelle à la justice numérique», initié par l’Ordre régional des avocats (Région de Mascara), le ministre a indiqué que ces rencontres permettent de comprendre les mutations profondes redéfinissant la notion de la justice et requérant une prospection continue des mécanismes et moyens technologiques sous-tendus ainsi que des rôles des cadres du secteur. Félicitant la communauté judiciaire pour l’ouverture à Adrar d’un Tribunal commercial spécialisé, M. Boudjemâa a souligné que cette rencontre coïncidait avec les réalisations sectorielles visant à hisser au plus haut niveau le système judiciaire numérique.
Et d’ajouter que ces résultats viennent couronner les orientations des hautes instances du pays concernant la poursuite de l’action, déjà avancée, de numérisation des données des divers secteurs et l’amorce de l’interconnexion ayant permis la promotion de la transition numérique et la généralisation des nouveautés technologiques et de communication électronique, pour aller vers la digitalisation globale. Saluant l’adhésion du corps de la justice à la démarche de promotion de la justice digitale, à travers l’accès à la plateforme numérique, le ministre a relevé que 58.000 affaires en appel ont été inscrites via la plateforme numérique, et que 8 millions de jugements et d’arrêts ont été signés par voie électronique en plus de 7.000 jugements et arrêts retirés par les justiciables et avocats par voie numérique, depuis le lancement de ladite plateforme.
Dans ce cadre, M. Boudjemâa a soutenu que la mission du magistrat algérien représente, dans le contexte de ces mutations, la pierre angulaire du dispositif judiciaire, ajoutant que cette mission s’étend, au-delà de l’application à la lettre des textes juridiques, à l’assimilation des aspects technique de la criminalité, la compréhension des preuves numériques et l’examen des données imposées par une évolution numérique effrénée et la complexité de l’intelligence artificielle. L’objectif étant de permettre l’adoption de recommandations audacieuses à même de permettre d’asseoir une justice numérique, intégrée, en mesure de préserver les droits et les libertés et de faire face de manière efficace à la cybercriminalité.
Le ministre de la Justice a mis à profit cette rencontre régionale pour suivre certaines communications et exposés traitant de thèmes liés au «cadre conceptuel de la cybercriminalité», «les défis imposés par l’Intelligence Artificielle (IA) dans la recrudescence de la cybercriminalité», «la justice numérique et l’équité entre la protection des données personnelles et la sécurité face à la cybercriminalité» et «la cybersécurité et l’IA».

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