
Agence algérienne de promotion des investissements : Sifi Ghrieb installe le Conseil d’administration
Il est question de prévoir une meilleure coordination des actions, une augmentation des moyens financiers et humains, ainsi qu’un approfondissement des missions de l’agence pour accompagner davantage les investisseurs.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a procédé hier, à l’installation officielle du Conseil d’administration de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). La cérémonie s’est tenue au Palais du gouvernement, en présence de plusieurs ministres, responsables institutionnels, représentants des organisations patronales et associations professionnelles. Cette nouvelle instance de l’architecture des investissement en Algérie est appelé à jouer un rôle essentiel dans la stratégie nationale de développement économique en facilitant l’investissement intérieur et étranger.
Lors de cette cérémonie, le Premier ministre a souligné que cette étape s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le président de la République. Il a indiqué que l’installation du Conseil constitue «une étape qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre des réformes décidées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en matière de promotion de l’investissement et d’amélioration du climat des affaires, à même de renforcer l’attractivité de l’économie nationale et sa capacité à attirer des investissements créateurs de richesse et d’emplois». Ce discours souligne l’importance stratégique que l’Algérie accorde à l’investissement comme levier de croissance durable.
L’installation du Conseil intervient dans un contexte où l’Algérie cherche à dynamiser ses flux d’investissement. Selon les chiffres les plus récents, le pays a enregistré plus de 21 000 projets d’investissement. Ces projets représentent une valeur globale de plus de 9 000 milliards de dinars algériens, soit environ 70 milliards de dollars, et prévoient la création de centaines de milliers d’emplois directs. Ces chiffres témoignent d’une volonté affirmée d’attirer des capitaux étrangers pour moderniser ses secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture, l’industrie manufacturière et les technologies. La réforme du cadre réglementaire et l’amélioration du climat des affaires sont au cœur de cette stratégie, avec notamment la mise en œuvre de lois facilitant l’investissement. Le nouveau code des investissements, qui vise à encourager et à sécuriser les investissements, en simplifiant les procédures administratives et en offrant des incitations fiscales, est à l’origine de la création de l’AAPI.
L’installation du Conseil s’inscrit également dans une nouvelle dynamique institutionnelle. Elle constitue « un nouveau mécanisme institutionnel visant à renforcer l’efficacité et la performance dans la gestion de l’Agence », selon les termes du Premier ministre. Cette réforme s’appuie notamment sur le décret exécutif n° 26-153 du 14 avril 2026, qui réorganise l’AAPI et renforce ses prérogatives. Ce décret prévoit une meilleure coordination des actions et une meilleure efficacité dans les missions de l’agence pour accompagner davantage les investisseurs.
Le Code des investissements facilite la création d’entreprises, la protection des investisseurs et la mise en place d’incitations, avec des mesures spécifiques pour les zones d’aide à l’investissement et les secteurs stratégiques. Cette étape marque une volonté claire de la part des autorités centrales d’accroître l’attractivité économique du pays, en réformant le cadre institutionnel et réglementaire, et en améliorant le climat des affaires. Le renforcement des prérogatives de l’AAPI et l’installation de son Conseil d’administration illustrent la détermination de l’Algérie à attirer des investissements pour diversifier son économie, créer des emplois et renforcer son développement durable.
La direction prise par le gouvernement, appuyée par les réformes législatives et institutionnelles, témoigne d’une ambitieuse stratégie de relance économique, visant à faire de l’Algérie une destination privilégiée pour l’investissement national et étranger.
Nadera Belkacemi



