
Allocations scolaires : plus de 70 % des dossiers validés
Le traitement des dossiers liés à l’allocation scolaire pour la prochaine rentrée connaît une avancée significative, avec un taux d’acceptation dépassant les 70 %, selon les autorités locales en charge du secteur de l’action sociale et de la solidarité.
Cette dynamique s’inscrit dans un processus de modernisation administrative fondé sur la numérisation et l’interconnexion des bases de données entre les différentes institutions concernées.
Le directeur de l’action sociale et de la solidarité de la wilaya a indiqué que l’opération d’étude des demandes s’est déroulée dans de «bonnes conditions», soulignant notamment l’apport déterminant des nouveaux mécanismes numériques dans la simplification du traitement des dossiers. Selon lui, l’exploitation de l’échange automatisé d’informations entre les organismes sociaux a permis d’alléger considérablement les démarches administratives imposées aux citoyens, en supprimant progressivement l’obligation de fournir certaines pièces justificatives. Ce système repose désormais sur la vérification automatique de la situation sociale des demandeurs, notamment leur affiliation ou non aux organismes de sécurité sociale, ainsi que la validation de leurs revenus. Cette évolution vise à renforcer la transparence du dispositif et à réduire les erreurs ou fraudes potentielles, tout en accélérant le traitement des demandes. Les critères d’éligibilité demeurent toutefois stricts. L’accès à cette allocation sociale est réservé aux familles dont le revenu mensuel ne dépasse pas le seuil du salaire national minimum garanti, fixé actuellement à environ 24 000 dinars. Toute déclaration ou situation dépassant ce plafond entraîne automatiquement le rejet du dossier, conformément à la réglementation en vigueur. Dans ce cadre, les services concernés ont déjà procédé à l’examen d’un volume important de demandes. À l’échelle de la wilaya d’Oran, près de 61 000 dossiers ont été enregistrés, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de la demande sociale et de l’importance de cette aide dans le soutien à la scolarité des enfants issus de familles modestes. Selon le responsable du secteur, environ 70 % des dossiers étudiés ont été acceptés jusqu’à présent, tandis que le reste fait l’objet soit de rejets motivés, soit de compléments d’enquête ou de vérifications supplémentaires. Le processus d’examen se poursuit encore, avec une actualisation progressive des données et une finalisation attendue dans les délais fixés par l’administration. L’amélioration de la base de données et le renforcement des outils de contrôle numérique ont joué un rôle déterminant dans cette dynamique. Les autorités mettent en avant une nette amélioration de la fluidité du traitement par rapport aux saisons précédentes, grâce notamment à la réduction des lourdeurs administratives et à la modernisation des circuits de validation. Par ailleurs, les personnes dont les dossiers ont été rejetés disposent toujours de la possibilité d’introduire des recours. Ces derniers sont étudiés au niveau des structures compétentes, notamment l’Agence de développement social et les services communaux concernés, qui procèdent à une réévaluation des situations signalées. Cette procédure vise à garantir l’équité du dispositif et à permettre la correction d’éventuelles erreurs d’appréciation. Le directeur de l’action sociale et de la solidarité, Zakaria Boulouaz, a rappelé que cette campagne d’examen s’inscrit dans une logique d’amélioration continue des services publics. Il a insisté sur le fait que la généralisation des outils numériques a permis d’optimiser les délais de traitement et de renforcer la fiabilité des décisions prises. Il a également souligné que les nouvelles procédures permettent désormais de mieux cibler les bénéficiaires réels de cette aide sociale, en limitant les écarts constatés par le passé et en garantissant une meilleure justice sociale dans la répartition des allocations. Enfin, les services concernés ont rappelé que les résultats globaux de l’opération avaient été progressivement communiqués au niveau des différentes structures administratives, et que les dossiers encore en cours d’étude seraient traités dans les meilleurs délais, avec un objectif de finalisation avant la clôture officielle de la campagne.
Cette réforme du mode de gestion des allocations scolaires marque ainsi une étape importante dans la modernisation de l’administration sociale, en plaçant la donnée numérique et la coordination interinstitutionnelle au cœur du dispositif, tout en maintenant un contrôle strict des critères d’éligibilité.
Nassim.H



