
Formation professionnelle : l’Algérie renforce sa coopération avec le Niger et le Tchad
Ces missions, composées d’experts et de cadres du secteur, avaient pour objectif de réaliser un diagnostic approfondi des systèmes de formation professionnelle nigérien et tchadien, a indiqué un communiqué du ministère de la Formation professionnelle. Elles ont, précise-t-on, permis d’engager une série de réunions techniques réunissant les spécialistes des trois pays pour analyser les différentes composantes des dispositifs de formation, aussi bien au niveau central que local, et définir les priorités d’intervention. Au-delà des échanges institutionnels, les délégations algériennes ont effectué plusieurs visites de terrain dans des établissements publics et privés de formation, des ateliers pédagogiques, des laboratoires ainsi que des plateformes techniques. Ces déplacements ont offert une vision précise de l’état des infrastructures, de l’organisation pédagogique, des équipements disponibles, des modes de gestion et des liens entre les centres de formation et le tissu économique local. Cette évaluation a permis d’identifier les principaux défis auxquels sont confrontés les deux pays en matière de développement des compétences et de définir des actions adaptées à leurs besoins.
Les travaux des équipes techniques ont abouti à un accord sur un ensemble de mesures opérationnelles destinées à accélérer la modernisation des systèmes de formation professionnelle au Niger et au Tchad. Parmi les principales décisions figurent le lancement de programmes de formation des formateurs, aussi bien sur les plans pédagogique que technique, le renforcement des capacités des cadres centraux et des responsables des établissements de formation, ainsi que le développement de l’ingénierie pédagogique. Les trois parties ont également convenu d’intensifier les échanges de ressources documentaires et de supports de formation. Les programmes porteront également sur la formation des stagiaires dans des spécialités directement liées aux grands projets structurants et aux secteurs prioritaires de développement. L’objectif est de mettre à disposition une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner les projets économiques et de répondre aux besoins réels des marchés de l’emploi dans les deux pays.
Les programmes exécutifs prévoient en outre l’élaboration de plans de formation selon un calendrier précis, l’identification des besoins des établissements en matière d’accompagnement pédagogique, la mise en place de partenariats de jumelage entre institutions de formation, ainsi que le développement de l’enseignement et de la formation à distance. Afin d’assurer l’efficacité de cette coopération, des mécanismes communs de suivi et d’évaluation seront instaurés pour contrôler l’avancement des actions engagées et garantir leur mise en œuvre effective.
Noreddine Oumessaoud



