Oran Aujourd'hui
Micro-zones d’activités : comment transformer le foncier en moteur de développement ?
Micro-zones d’activités : comment transformer le foncier en moteur de développement ?
La relance économique d’un territoire ne repose pas uniquement sur les grands investissements industriels ou les infrastructures réalisées. Elle dépend aussi de la capacité des collectivités locales à créer les conditions favorables à l’émergence d’un tissu dense de petites et moyennes entreprises, de startups et d’activités de proximité. À ce titre, le développement des zones d’activités constitue aujourd’hui l’un des chantiers les plus prometteurs pour la wilaya d’Oran.
Depuis plusieurs mois, les autorités locales multiplient les initiatives visant à accélérer l’aménagement de nouvelles assiettes foncières destinées aux jeunes investisseurs. À Tafraoui, Misserghine, Bethioua ou encore Mers El Hadjadj, ces projets traduisent une volonté affirmée de mettre le foncier économique au service de la création d’emplois et de la diversification de l’économie locale. Cette démarche mérite d’être saluée.
Elle rompt progressivement avec une logique longtemps dominée par la rareté artificielle du foncier et par la lenteur des procédures administratives. Mais entre l’annonce des projets et leur concrétisation sur le terrain, le parcours demeure souvent semé d’embûches. L’expérience montre que l’aménagement d’une zone d’activités ne consiste pas simplement à délimiter un terrain. Encore faut-il assurer la viabilisation complète des parcelles, raccorder les réseaux d’eau, d’électricité, de gaz et d’assainissement, aménager les accès routiers et garantir une gestion durable de ces espaces.
Sans ces préalables, les investisseurs restent dans l’attente et les terrains demeurent inexploités pendant des années. C’est précisément sur ce registre que les insuffisances apparaissent encore. Les retards dans les travaux de viabilisation, les lenteurs administratives, les difficultés de coordination entre les différents intervenants ainsi que certaines contraintes foncières continuent de ralentir des projets pourtant jugés prioritaires. Plusieurs opérations annoncées depuis quelques années connaissent encore des avancées inégales, alimentant l’impatience des porteurs de projets. À ces contraintes techniques s’ajoutent parfois des comportements qui freinent le changement.
Certains continuent de considérer le foncier économique comme une simple réserve patrimoniale plutôt que comme un véritable outil de développement. D’autres privilégient encore les procédures complexes ou les interprétations administratives excessivement prudentes, au détriment de la rapidité d’exécution recherchée par les investisseurs.
Pourtant, les nouvelles orientations données par les pouvoirs publics vont clairement dans le sens d’une meilleure valorisation du foncier productif, d’une transparence accrue dans son attribution et d’un suivi plus rigoureux des projets réalisés. Cette évolution constitue un signal encourageant qui devra désormais se traduire par des résultats visibles sur le terrain.
Cette politique exige également une vigilance permanente. Les collectivités devront veiller à éviter les erreurs du passé : lots attribués mais non exploités, spéculation foncière, absence de contrôle des cahiers des charges ou dégradation prématurée des infrastructures faute d’entretien. La crédibilité de cette stratégie dépendra autant de la qualité de la gestion que de la rapidité des réalisations. Oran dispose aujourd’hui d’atouts considérables pour réussir cette mutation.
Son potentiel industriel, sa position géographique et la dynamique de ses jeunes entrepreneurs offrent de réelles perspectives Transformer le foncier en richesse productive suppose de dépasser les habitudes bureaucratiques, de renforcer la coordination entre les services et d’inscrire chaque projet dans une logique d’efficacité. C’est à ce prix que les micro-zones d’activités cesseront d’être de simples périmètres tracés sur des plans pour devenir de véritables pépinières de développement au service de l’économie locale et de l’avenir de la wilaya.
Depuis plusieurs mois, les autorités locales multiplient les initiatives visant à accélérer l’aménagement de nouvelles assiettes foncières destinées aux jeunes investisseurs. À Tafraoui, Misserghine, Bethioua ou encore Mers El Hadjadj, ces projets traduisent une volonté affirmée de mettre le foncier économique au service de la création d’emplois et de la diversification de l’économie locale. Cette démarche mérite d’être saluée.
Elle rompt progressivement avec une logique longtemps dominée par la rareté artificielle du foncier et par la lenteur des procédures administratives. Mais entre l’annonce des projets et leur concrétisation sur le terrain, le parcours demeure souvent semé d’embûches. L’expérience montre que l’aménagement d’une zone d’activités ne consiste pas simplement à délimiter un terrain. Encore faut-il assurer la viabilisation complète des parcelles, raccorder les réseaux d’eau, d’électricité, de gaz et d’assainissement, aménager les accès routiers et garantir une gestion durable de ces espaces.
Sans ces préalables, les investisseurs restent dans l’attente et les terrains demeurent inexploités pendant des années. C’est précisément sur ce registre que les insuffisances apparaissent encore. Les retards dans les travaux de viabilisation, les lenteurs administratives, les difficultés de coordination entre les différents intervenants ainsi que certaines contraintes foncières continuent de ralentir des projets pourtant jugés prioritaires. Plusieurs opérations annoncées depuis quelques années connaissent encore des avancées inégales, alimentant l’impatience des porteurs de projets. À ces contraintes techniques s’ajoutent parfois des comportements qui freinent le changement.
Certains continuent de considérer le foncier économique comme une simple réserve patrimoniale plutôt que comme un véritable outil de développement. D’autres privilégient encore les procédures complexes ou les interprétations administratives excessivement prudentes, au détriment de la rapidité d’exécution recherchée par les investisseurs.
Pourtant, les nouvelles orientations données par les pouvoirs publics vont clairement dans le sens d’une meilleure valorisation du foncier productif, d’une transparence accrue dans son attribution et d’un suivi plus rigoureux des projets réalisés. Cette évolution constitue un signal encourageant qui devra désormais se traduire par des résultats visibles sur le terrain.
Cette politique exige également une vigilance permanente. Les collectivités devront veiller à éviter les erreurs du passé : lots attribués mais non exploités, spéculation foncière, absence de contrôle des cahiers des charges ou dégradation prématurée des infrastructures faute d’entretien. La crédibilité de cette stratégie dépendra autant de la qualité de la gestion que de la rapidité des réalisations. Oran dispose aujourd’hui d’atouts considérables pour réussir cette mutation.
Son potentiel industriel, sa position géographique et la dynamique de ses jeunes entrepreneurs offrent de réelles perspectives Transformer le foncier en richesse productive suppose de dépasser les habitudes bureaucratiques, de renforcer la coordination entre les services et d’inscrire chaque projet dans une logique d’efficacité. C’est à ce prix que les micro-zones d’activités cesseront d’être de simples périmètres tracés sur des plans pour devenir de véritables pépinières de développement au service de l’économie locale et de l’avenir de la wilaya.
— Par S.Benali