
Rentrée de la formation professionnelle prévue le 4 octobre : l’État mobilise 400.000 places et lance 23 nouvelles spécialités
Cette rentrée s’inscrit dans une dynamique de réformes visant à adapter l’offre de formation aux besoins de l’économie nationale et aux mutations du marché du travail.
Présidant les travaux d’une conférence nationale consacrée aux préparatifs de la prochaine rentrée de la formation professionnelle, tenue lundi dernier, Mme Arhab a qualifié cette échéance de « véritable étape stratégique » dans la mise en œuvre des réformes engagées au sein du secteur.
La ministre a indiqué que plus de 400.000 places pédagogiques ont été mises à disposition à travers les différents modes de formation, notamment la formation par apprentissage. Elle a également annoncé l’introduction de 23 nouvelles spécialités couvrant plusieurs domaines prioritaires, parmi lesquels l’environnement, l’agriculture, l’industrie et la numérisation, afin de mieux répondre aux besoins du développement économique. Mme Arhab a précisé que les inscriptions pour cette rentrée débuteront le 8 août et se poursuivront jusqu’au 26 septembre prochain.
Elle a expliqué que la conférence nationale s’inscrivait dans le cadre des préparatifs de la rentrée 2026 et qu’elle était consacrée à la présentation et à l’examen de la note d’encadrement régissant cette rentrée, ainsi qu’à l’évaluation du niveau de préparation des établissements de formation. Les travaux ont également porté sur l’ajustement des différents aspects organisationnels et pédagogiques afin d’assurer le bon déroulement de cette échéance.
La ministre a insisté sur la nécessité de respecter strictement le contenu de la note d’encadrement et d’unifier la méthodologie de travail à travers l’ensemble des établissements de formation. Elle a également appelé à poursuivre les efforts visant à améliorer la qualité des formations, à garantir les meilleures conditions d’accueil des stagiaires et à renforcer l’offre de formation dans les spécialités jugées prioritaires, conformément à une approche nationale répondant aux besoins de l’économie et du développement.
Dans ce contexte, Mme Arhab a mis l’accent sur l’importance du Référentiel national des formations et des compétences (RNFC), qu’elle a présenté comme un outil de référence permettant d’adapter les offres de formation aux besoins des différents secteurs économiques, notamment dans le cadre des grands projets structurants et stratégiques lancés en Algérie. Elle a, à ce titre, annoncé que 640 spécialités ont été actualisées afin de mieux répondre aux nouvelles exigences du marché de l’emploi.
Miser sur la cartographie des métiers et l’approche par compétences
La ministre a également souligné l’importance de s’appuyer sur le tableau de bord et la cartographie des métiers, considérés comme deux instruments essentiels de planification et d’anticipation des besoins futurs en compétences. Ces outils doivent, selon elle, permettre d’orienter l’offre de formation vers les métiers les plus demandés et les plus porteurs.
Sur le plan pédagogique, Mme Arhab a plaidé pour la généralisation de la formation selon l’approche par compétences, tout en appelant à intensifier les opérations de formation et de qualification des formateurs ainsi que des cadres du secteur dans ce domaine.
Elle a également insisté sur le renforcement de l’introduction de la langue anglaise dans les parcours de formation, afin de permettre aux stagiaires de suivre les évolutions scientifiques et technologiques et d’accéder plus facilement aux connaissances modernes. Dans le même esprit, elle a appelé à développer davantage les formations consacrées à l’entrepreneuriat, afin d’encourager l’esprit d’initiative et la création d’activités économiques.
La ministre a, par ailleurs, appelé à poursuivre le développement des centres d’excellence de la formation professionnelle en modernisant leurs équipements, en renforçant leurs partenariats avec les opérateurs économiques et en actualisant leurs offres de formation.
L’objectif, a-t-elle expliqué, est d’aligner ces établissements sur les besoins des grands projets structurants et des secteurs stratégiques afin qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle d’établissements de référence dans la préparation de compétences hautement qualifiées, capables de répondre aux métiers recherchés sur le marché du travail et de contribuer au soutien de l’économie nationale.
Abordant enfin la question de la formation à distance, Mme Arhab a mis en avant la nécessité d’élargir ce mode d’enseignement et d’enrichir son contenu pédagogique. Elle a également insisté sur le développement d’offres de formation de qualité dans les domaines des technologies modernes, notamment l’intelligence artificielle, la programmation et la cybersécurité.
Selon la ministre, le renforcement de ces filières constitue un levier essentiel pour accompagner la transformation numérique de l’Algérie et répondre aux exigences des métiers d’avenir, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies et des compétences recherchées par les entreprises.
Mohand S



