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Que vaut la civilisation face à la barbarie ?

Que vaut la civilisation face à la barbarie ?

Le ministre britannique des Affaires étrangères parle d’un « nettoyage ethnique » en cours en Palestine. Le gouvernement sioniste « ferme les yeux » sur la réalité du terrain. Ce vocabulaire fort, autant qu’alarmant, traduit une inquiétude partagée par une partie grandissante de la scène internationale. Les mots comptent et les passions peuvent se dérégler sous la pression des tragédies quotidiennes. Mais l’important, aujourd’hui, n’est pas de gagner une bataille de rhétoriques, mais d’établir des critères clairs et universels. Il est impératif de faire cesser les violences pratiquées contre des âmes innocentes, protéger des populations d’un génocide désormais documenté par les services de l’Onu. Il faut pourvoir faire respecter le droit international.
La position du gouvernement britannique évolue dans le bon sens lorsque son chef de la diplomatie met des mots sur les maux des Palestiniens. La promesse d’interdire des importations issues des colonies illégales et d’imposer des sanctions contre les entreprises et individus facilitant l’expansion des colonies constitue autant d’actions concrètes, mais encore largement insuffisantes pour rendre justice à tout un peuple menacé de disparitions sous le regard de l’opinion internationale. Il faut avoir le courage d’avancer encore dans les faits et pas seulement de la rhétorique. Les droits humains et les normes internationales doivent peser sérieusement sur les politiques de tous les Etats qui sont actuellement des alliés objectifs des sionistes. Cela doit cesser. Les paroles du ministre britannique ne résonnent pas assez fort.
Il reste, cependant que les pays occidentaux commencent à prendre conscience du poids historique du génocide qui ne tardera pas à peser sur la génération de leurs dirigeants actuels qui savent, se taisent et se détournent d’un drame humain qui n’a pas de précédent dans l’histoire de l’humanité, pour la simple raison qu’il se déroule au su et vu de la planète entière. Le génocide des Palestiniens est, disons-le, plus horrible que tous ceux qui l’ont précédé car on ne le découvre pas après, on le vit au jour le jour. La famine, les corps déchiquetés, les bébés qui n’atteignent pas leur première année de vie…. Et bien d’autres horreurs que le monde voit et demeure impuissant.
Les mots d’un ministre britannique changeront-ils les choses ? A Londres de démontrer que sa diplomatie est véritablement humaniste comme se targuent à l’affirmer l’ensemble des capitales occidentales. Si ce nouveau positionnement permet à pousser la communauté internationale à faire un pas de plus vers la cessation du génocide, ce serait une belle et grande victoire de la civilisation sur la barabrie sioniste.
— Par Nabil.G

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