
Formation professionnelle : le secteur accélère l’adaptation des compétences aux besoins de l’économie nationale
Ainsi, des ateliers nationaux consacrés au suivi de cette rentrée et à l’activation du Référentiel national de la formation et des compétences (RNFC) ont été organisés les 8 et 9 septembre 2026, sous la supervision de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mme Nassima Arhab. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la nouvelle approche engagée par le secteur, qui vise notamment à rapprocher davantage la formation professionnelle des réalités économiques du pays. L’objectif est de mieux anticiper les besoins en main-d’œuvre qualifiée et d’assurer une adéquation plus étroite entre les compétences proposées par les établissements de formation et celles recherchées par les projets, les investissements et les entreprises économiques. Ces ateliers nationaux ont réuni les directeurs et responsables du secteur à travers l’ensemble des wilayas. Ils ont constitué un espace de concertation et d’analyse des données recueillies sur le terrain, permettant d’identifier avec davantage de précision les métiers et les compétences aujourd’hui nécessaires au développement des différents secteurs d’activité.
Les travaux ont également porté sur l’évaluation de la pertinence des offres de formation actuellement disponibles au regard des besoins exprimés par les projets structurants, les investissements et les opérateurs économiques. Une attention particulière a ainsi été accordée à l’identification des écarts entre les compétences demandées et les spécialités existantes dans les établissements de formation.
À partir de ce diagnostic, plusieurs pistes d’adaptation ont été examinées, notamment l’ajustement ou le renforcement de certaines spécialités déjà dispensées, ainsi que la possibilité d’introduire de nouvelles formations répondant aux besoins actuels et futurs du marché de l’emploi. À travers cette orientation, le secteur entend opérer un véritable changement de paradigme : passer d’une logique de « formation disponible » à une logique de « formation demandée ». Il s’agit désormais de mieux anticiper les besoins en ressources humaines qualifiées en fonction de l’évolution des projets économiques et des transformations du marché du travail. Cette approche conforte également le rôle de la formation et de l’enseignement professionnels en tant que partenaire à part entière du développement économique national. En préparant les compétences nécessaires en amont, le secteur ambitionne de contribuer plus efficacement à la réussite des projets structurants et à l’accompagnement des investissements.
La rentrée de la formation professionnelle d’octobre 2026 apparaît ainsi comme une étape concrète dans la mise en œuvre du Référentiel national de la formation et des compétences. Elle devrait permettre de renforcer progressivement l’adéquation entre le système de formation et les besoins de l’économie nationale, tout en préparant les jeunes aux métiers et aux compétences appelés à jouer un rôle central dans les transformations futures du marché de l’emploi.
Noreddine Oumessaoud



